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01/04/2026

Tract hebdo

Riposter dans l’unité sans attendre 2027

Signe d’une nouvelle étape de la radicalisation de la droite et du centre à l’issue des élections municipales, Attal peut déclarer, en toute détente : « Il faut très vite que nous nous remettions à parler de la France aux Français ». La recomposition à droite continue.

Une gauche divisée

En face, la gauche apparaît irrémédiablement divisée, avec un PS prêt à toutes les compromissions pour gérer le système — du refus de la censure à celui d’alliance pour faire battre le RN, en passant par le relais des attaques de la droite et de la macronie contre les antifas et LFI.

Et LFI incarne une gauche de rupture qui se renforce mais qui est isolée.

Le déferlement raciste contre l’élection de Bally Bagayoko à la mairie de Saint-Denis, en région parisienne, montre l’ampleur de la banalisation des idées racistes. Cette séquence démontre la possibilité d’un basculement vers le fascisme en 2027.

Les attaques contre le monde du travail continuent

Les attaques contre les travailleurs et les travailleuses et la marche à la guerre se poursuivent : aucune mesure contre la hausse des prix ; projet de remise en cause du 1er mai ; trois mois de droits au chômage en moins en cas de rupture conventionnelle ; « correction » du budget 2026 avec une rallonge de 8,5 milliards d’euros pour le budget des armées ; hausse du nombre de têtes nucléaires (et secret sur leur nombre) ; mise en chantier d’un sous-marin et d’un porte-avion nucléaire (19 milliards d’euros de commande en 2025 pour le groupe d'armement Naval Group) ; complicité avec le génocide à Gaza ; participation à la guerre en Iran (drones et Rafales)…

Et très prochainement va commencer la discussion du budget 2027.

Dans l’unité, commençons la riposte !

Elle paraît loin l’unité du NFP, portée par la dynamique unitaire de la mobilisation contre l’allongement de l’âge de départ en retraite de 2023 et qui avait empêché la victoire annoncée du RN aux législatives.

Mais elle est une nécessité. La grève féministe du 8 mars 2026 pour la journée internationale de lutte pour les droits des femmes et les manifestations antiracistes du 14 mars ont montré des possibilités.

La solidarité avec la Flottille pour Gaza qui part le 04 avril, le 1er mai comme rendez-vous antifasciste et antimilitariste, le refus de la marche à la guerre avec la grande manifestation du contre-G7 à Genève le 14 juin sont autant de mobilisations qui sont à construire dans l’unité la plus large.

La riposte contre le fascisme et la militarisation n’attendra pas 2027 !

Montreuil, le 31 mars 2026

11/03/2026

Gap Manif 10H30 place de la République

Affiche 14 mars A3 V7.png

Le 14 mars, contre le racisme , le fascisme et les violences d'état

Manif 10h30 place de la République Gap

Le 14 mars, contre le racisme , le fascisme et les violences d'état

Affiche 14 mars A3 V7.pngNous assistons à une accélération de l’offensive idéologique de l’extrême droite. La facilité avec laquelle les fascistes ont imposé leur narratif des affrontements de Lyon contraste avec le silence qui entoure les victimes de crimes racistes et les violences policières. L’inversion des discours et des valeurs, visant à faire de la gauche combative une menace pour la démocratie, atteint des sommets.

Le fond de l’air est brun

La banalisation de l’extrême droite libère la violence qui est en elle : des locaux syndicaux, associatifs, des permanences politiques sont attaqués, des militantEs et éluEs de gauche sont agresséEs. À Strasbourg, la liste municipale que nous soutenons a dû se retirer face aux menaces de mort dont elle était l’objet.

L’accélération de la fascisation est aussi alimentée par le contexte international. Après Gaza et la Cisjordanie, le Venezuela, Cuba, le Groenland, le Liban, l’agression contre l’Iran est le dernier épisode d’une offensive débridée des puissances impérialistes, États-Unis en tête. Elle porte en elle le racisme colonial, pour qui la vie des peuples vaut moins que les intérêts des grandes puissances.

Dans la rue et dans les urnes, unité et résistance

Les leviers de résistance existent : après les mobilisations féministes réussies du 8 mars, nous reprendrons la rue le 14 mars avec la Marche des solidarités contre le racisme, le fascisme et les violences d’État. Il faut que nous soyons les plus nombreux/euses possible contre l’offensive réactionnaire de l’extrême droite et du gouvernement.

Le lendemain, au premier tour des municipales, il faudra voter massivement pour les listes de la gauche de combat, qui portent des mesures d’urgence sociale pour les classes populaires, qui défendent les biens communs contre la prédation capitaliste et qui combattent sans concession le racisme et l’islamophobie.

La lutte contre la fascisation ne fait que commencer

Pour reprendre la main, la gauche syndicale, politique et associative doit être unie pour combattre l’extrême droite et ses idées. La bataille se joue sur tous les terrains : dans nos mobilisations féministes, antiracistes et écologiques, comme dans les luttes sociales, pour des conditions de vie décentes, pour l’égalité des droits entre FrançaisEs et étrangerEs, pour l'augmentation des salaires, des pensions, etc. L’enjeu est de reconstruire des mobilisations de masse et d’empêcher l'extrême droite de gagner du terrain ! Cette bataille est vitale pour notre camp social. Nous appelons à y travailler ensemble. Vite.

Montreuil, le 10 mars 2026

28/02/2026

8 mars, grève féministe ! 

8 mars, grève féministe ! 

Journée internationale de lutte pour les droits des femmes

Gap dès 9h30 devant "La Cordée" Bd G Farele

10h30 départ manif

12h Cantine et Stand 1 rue des Sagnières

2026-03-08 visuel 8 mars 4.pngLe dimanche 8 mars, c’est la journée internationale de lutte pour les droits des femmes et la grève du travail salarié et domestique : touTEs dans la rue !

Solidarité avec les femmes du monde entier !

Avec la montée des guerres impérialistes et de l’extrême droite, les femmes et les minorisées de genre sont touchées de plein fouet. Utilisation du viol comme arme de guerre, violences reproductives, génocide, colonisation… : nous sommes solidaires des femmes du monde entier. Mais partout, les femmes résistent et s’organisent, comme le mouvement Femmes Vie Liberté en Iran !

Lutter contre la montée du masculinisme

Le rapport du Haut Conseil à l’Égalité est sans appel : les discours sexistes et masculinistes augmentent, les inégalités sociales et économiques persistent et les violences sexuelles perdurent ou augmentent. Pendant ce temps, le budget du gouvernement, en s’attaquant entre autres aux services publics, va exacerber les inégalités femmes-hommes. Alors qu’il faut la retraite à 60 ans, hausser les salaires et revaloriser les minima sociaux et les métiers féminisés. Revendiquons aussi la réouverture des centres IVG fermés et une loi-cadre contre les violences faites aux femmes. Organisons-nous face au patriarcat !

Un féminisme résolument antifasciste

La montée du masculinisme n’est pas sans lien avec la montée de l’extrême droite. L’extrême droite milite contre l’IVG, les droits des personnes trans et LGBTI, l’indépendance des femmes et se nourrit du racisme et de toutes les oppressions. Des groupes fémonationalistes voulant nous faire croire que la violence serait le fait d’hommes étrangers, alors que les coupables sont d’abord les conjoints ou ex-conjoints, tentent de s’introduire dans nos manifs. Nous refusons l’instrumentalisation de la lutte féministe à des fins racistes et xénophobes ! 

Le climat qui accompagne la mort d’un militant néo-nazi dans le contexte des municipales 2026 doit alerter le mouvement féministe. Menaces de mort et attaques contre des militantEs antifascistes, défilés néo-nazis, attaques contre des bars de « gauche », encouragés par les chaînes d’info racistes et les prises de position du gouvernement… C’est tout le mouvement social, féministe, antiraciste et écologiste qui est en danger.

Un front féministe et antifasciste le plus large possible est nécessaire ! Nous sommes fortes, nous sommes fières et solidaires : le 8 mars, soyons nombreuses et nombreux en grève et dans la rue !

Montreuil, le 24 février 2026

18/02/2026

No Kids, No Future

No Kids, No Future

Après les restaurants qui retirent leurs menus « enfant » et les hôtels et les locations « childfree », les espaces « no kids » (sans enfants) prolifèrent et se déploient même à la SNCF. La goutte de trop pour les parents et les collectifs de protection des enfants, qui dénoncent une société adultiste.

Inquiétant : les enfants sont de moins en moins toléréEs dans les espaces publics. Les commentaires contre les enfants pullulent : bruyantEs, mal élevéEs, bref, insupportables. Les offres d’expériences « premium » pour les adultes se développent. Plus d’un adulte sur deux y serait favorable. L’annonce, par la SNCF, du lancement d’espaces « Optimum », accessibles à partir de 12 ans, vient parachever des années de discriminations.

Exclure les enfants, c’est exclure les femmes

Absence de tables à langer, de chaises hautes ou de rehausseurs, de rampes ou d’ascenseurs pour les poussettes, interdiction d’allaiter en public… Toute la vie sociale devient inaccessible.

Dans le même temps, le manque de place en crèche, les différences salariales hommes-femmes et l’inégalité du congé parental font reposer la charge des enfants sur les femmes. Lorsque les enfants sont exclus de la vie sociale, les femmes en sont exclues tout autant.

Pas étonnant, dans ces conditions, que la natalité baisse. La volonté de Macron de « réarmement démographique » signifie : faites des enfants mais restez chez vous !

Une société qui exclut et maltraite les enfants

L’ensemble de l’organisation sociale reproduit la domination sur les enfants. Une société qui dit aux enfants qu’ils ne sont pas les bienvenus les pousse à se taire, notamment face aux violences commises à leur encontre, toujours aussi peu prises en charge.

La CIIVISE (Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants) est en difficulté, les juges des enfants croulent sous les dossiers, l’ASE broie plus qu’elle n’aide les jeunes en danger, les mineurs isoléEs dorment à la rue, les scandales de violences dans les églises et dans les écoles sortent après des années de silenciation, comme à Bétharram… Les témoignages des victimes du réseau Epstein ont été, eux aussi, ignorés pendant des décennies.

Nous devons pousser à la transformation de la société, pour qu’elle accompagne les enfants et les traite comme des ­personnes à part entière ! En rendant les lieux publics accessibles, en ouvrant des places en crèche et en mettant des moyens à hauteur des besoins pour la lutte contre les violences.

Montreuil, le 10 février 2026

03/02/2026

ICE, FRONTEX assassins !

Ces dix derniers jours, dans une très raciste indifférence, des centaines de personnes se sont noyées ou sont portées disparues Affiche commémoraction 2026.pngen Méditerranée à la suite de naufrages causés par le cyclone Harry. Dans le même temps s’est ouvert à Crotone, en Calabre, le procès de quatre policiers et deux garde-côtes italiens. Ils sont accusés de ne pas avoir secouru un bateau de migrantEs, dont le naufrage avait entraîné au moins une centaine de mortEs en 2023 – de nombreux corps n’ayant pas été retrouvés.

Des politiques meurtrières

Il ne s’agit pas d’accidents tragiques. C’est le résultat d’un racisme d’État qui hiérarchise les vies. Les polices des frontières européennes, Frontex, les accords avec des régimes autoritaires et les politiques de dissuasion constituent un système de violence institutionnelle. Depuis 2014, au moins 25 000 personnes sont mortes ou ont disparu en Méditerranée centrale et plusieurs dizaines en traversant la Manche.

L’agence Frontex joue un rôle central : surveillance, coopération avec des garde-côtes impliqués dans des violations massives des droits humains, refoulements illégaux... À cela s’ajoute la criminalisation des ONG de sauvetage, avec amendes, saisies de navires et obligations de débarquement dans des ports lointains.

Un combat de l’extrême droite 

Des groupes d’extrême droite britanniques et français font la chasse aux migrantEs à Calais et harcèlent les associations d’aide aux exiléEs. Leur prétention à faire régner leur ordre raciste est telle que le ministère de l’Intérieur a été obligé de distribuer des OQTF à une dizaine de membres du groupe raciste anglais « Raise the Colours ».

Cette pression d’extrême droite soutient des politiques extrêmement répressives qui sont en passe, partout dans le monde, de devenir une mode de gestion de l’ensemble de la population. Ce qui se passe avec l’ICE aux États-Unis va être amené à se généraliser. Le contrôle raciste des frontières en est un marqueur : cette question sera martelée pendant les municipales et la présidentielle. 

Pour la liberté de circulation

Le cyclone Harry révèle la convergence entre crise climatique, impérialisme et fermeture racialisée des frontières. Mettre fin à cette hécatombe suppose de rompre avec l’externalisation des frontières, de démanteler Frontex, de cesser la criminalisation de la solidarité et d’imposer la liberté de circulation et d’installation. Ces politiques racistes et meurtrières de gestion des corps doivent cesser 

Montreuil, le 3 février 2026

28/01/2026

Commémor'action des mort.es des frointières

Nous en serons.

Flyer commémoraction 2026.pdf

 

Affiche commémoraction 2026.png

Solidarité avec les Kurdes de Syrie

Solidarité avec les Kurdes de Syrie

Les Kurdes de Syrie sont à nouveau sous la menace conjointe de Damas et d’Ankara, dans un contexte de recomposition impérialiste régionale. Face aux offensives militaires, aux manœuvres diplomatiques et à l’abandon des puissances occidentales, la solidarité avec le peuple kurde et son droit à l’autodétermination est urgente.

Vers une Syrie centralisée et unifiée

Après la chute d’Assad, l’Armée nationale syrienne et l’armée turque ont attaqué Kobané et Manbîj, au Rojava. Un an plus tard, Kobané est de nouveau assiégée. Alep a été le théâtre de nouvelles batailles pour reprendre les quartiers kurdes et forcer les Forces démocratiques syriennes à quitter la ville. Des massacres ont été commis.

Le pouvoir à Damas veut rétablir une Syrie centralisée et unifiée, en jouant des divisions ethniques et religieuses, et en attisant les tensions contre les Druzes, les Alaouites ou les Yézidis. La Turquie joue un rôle central. Ses drones appuient les troupes syriennes, ses bombardements frappent le Rojava, et Erdogan veut en finir avec l’expérience autonome kurde.

Le Rojava, un contre-modèle émancipateur 

Le Rojava incarne un contre-modèle face aux politiques coloniales et impérialistes du Levant : autodétermination des peuples, confédéralisme démocratique, féminisme, écologie. Mais il s’est heurté à l’impérialisme régional et international. Les États-Unis ont utilisé les Kurdes contre Daech, puis les ont abandonnés. La France et l’UE parlent de droits humains mais refusent de reconnaître l’Administration autonome du Nord-Est syrien et financent la reconstruction pendant que la guerre continue.

Le président syrien Al Sharaa, ancien commandant djihadiste d’AlQaida puis de l’Etat islamique, aujourd’hui en costard-cravate, promet la reconnaissance de la langue kurde et des droits civiques, mais exige l’intégration des forces kurdes dans l’armée syrienne, avec le soutien de Washington. Le cessez-le-feu est fragile, les tensions restent vives, et la population kurde reste menacée.

Le peuple kurde a le droit à l’autodétermination

Le peuple kurde a le droit à l’autodétermination, le droit de se défendre, le droit de décider de son avenir.

En Europe, la solidarité s’organise : manifestations, rassemblements, actions de désobéissance civile, caravane RiseUp4Rojava, collectes pour l’AANES et Roja Sor. Amplifions cette solidarité !

Nous continuerons de soutenir les revendications nationales kurdes, l’autodétermination des peuples et les résistances populaires. Nous nous opposons aux impérialismes qui convergent contre les peuples.

Bîjî Berxwedana Rojava ! Vive la résistance du Rojava !

 

 

Montreuil, le 27 janvier 2026

22/01/2026

Ni ICE ni Frontex ! 

De Minneapolis à Paris, les violences policières tuent

Avec Trump 2, encore plus virulent et raciste, l’ICE (la police fédérale de l’immigration) multiplie arrestations et rafles. En 2025, près de 400 000 personnes ont été expulsées des Etats-Unis et plusieurs dizaines sont mortes. Le 7 janvier à Minneapolis, Renee Nicole Good est assassinée par un agent de l’ICE qui lui tire dessus à bout portant alors qu'elle tente de s’éloigner

Violences d’État contre les migrantEs aux USA…

Trump a fait de son programme anti-migrantEs une priorité : 14 millions de personnes sont ciblées. Une fois arrêtées, aucun moyen de défendre leurs droits : sans pouvoir contacter leurs proches ou un avocat, elles sont détenues dans des conditions dégradantes, renvoyées vers des pays qu’elles ne connaissent pas, elles disparaissent purement et simplement.

En réponse, toute une partie de la société s’organise : en prévenant dès que l’ICE arrive, en cachant des cibles, en filmant, en soutenant la défense juridique. Des dizaines de milliers de personnes ont participé aux manifestations « ICE out for good !» (« ICE, dehors pour de bon! ») les 10 et 11 janvier. 

… mais en Europe et en France les violences policières tuent aussi 

Depuis 2014, plus de 30 000 personnes sont mortes en Méditerranée ou dans la Manche, parce que les voies de migration sont fermées et le sauvetage criminalisé. Frontex – l’ICE de l’UE – refoule et tue. Il faut y ajouter les milliers de décès aux frontières terrestres, dans les Balkans ou le Sahara. L’externalisation des frontières délègue la violence à des régimes autoritaires.

Les images du meurtre de Renée Nicole Good sont glaçantes. Elles nous rappellent celui de Nahel, 17 ans, tuée à bout portant par la police en juin 2023. Et ça continue ! Dans la nuit du 13 au 14 janvier, El Hacen Diarra est décédé au commissariat de Paris 20e, après avoir été violemment interpellé devant le foyer où il était hébergé. Sur une vidéo, l’on entend distinctement crier « Vous m'étranglez ! ». 

À bas l'ordre policier et raciste !

Il s’agit d’une politique globale, dont l’objectif est le même, ici et là-bas : maintenir un ordre policier et raciste, au service de la propriété capitaliste.

Il faut agir pour l’abrogation des lois sécuritaires, la fin des contrôles au faciès, le désarmement de la police, la dissolution de tous les corps spéciaux de répression, la fin de l’impunité policière, l’abrogation des lois racistes et islamophobes.

 

Montreuil, le 20 janvier 2026

20/01/2026

Ni Mollahs ni Shah ! Soutien au soulèvement des peuples d’Iran !

Ni Mollahs ni Shah ! Soutien au soulèvement des peuples d’Iran !

Nouveau-logo-rond rouge.pngUn soulèvement d’ampleur secoue l’Iran. Il s’étend géographiquement et socialement. Le régime, à bout de souffle, ne tient plus que par la répression. Entre aspirations sociales et démocratiques, menaces impérialistes et manœuvres réactionnaires, la solidarité internationale avec la lutte des peuples d’Iran est une nécessité.

Une répression sanglante

Déclenché fin décembre, le soulèvement ébranle la République islamique d’Iran. La mobilisation s’est étendue à plus de cent villes. Elle touche toutes les régions historiquement opprimées, notamment le Baloutchistan et le Kurdistan, où une journée de grève générale a eu lieu. À Téhéran, les manifestations sont importantes, par quartiers et par secteurs. La répression empêche tout point de rassemblement centralisé.

Le régime a instauré un état de siège de fait. Les forces de sécurité et les milices sont déployées partout. Internet et les communications sont coupés depuis le 8 janvier. Le black-out se poursuit. Les tirs à balles réelles sont attestés. Des morgues improvisées témoignent de l’ampleur des massacres. Il y a des milliers de blésséEs, de mortEs et d’arrestations. Les détenuEs risquent la peine de mort.

Un mouvement social, populaire et de classe

Après « Femme, vie, liberté », qui avait mis au premier plan les oppressions de genre et nationales, le mouvement actuel exprime plus directement une colère sociale. Il vise à en finir avec la dictature, la misère, les inégalités et toutes les formes de domination. 

Les monarchistes tentent de se présenter comme une alternative. Leur poids est largement surestimé. Courant ultralibéral, autoritaire et pro-sioniste, ils disposent de moyens financiers importants et du soutien de médias occidentaux, des États-Unis et d’Israël. Ils profitent du vide créé par quarante-sept années de répression qui ont décimé les organisations de gauche. Mais ils n’ont ni ancrage populaire ni relais solides dans l’appareil d’État.

Solidarité internationale contre l’ingérence impérialiste

Les menaces impérialistes sont réelles. Trump étudie plusieurs scénarios : imposer les monarchistes aux peuples d’Iran, instrumentaliser les monarchistes pour faire pression sur les négociations avec le régime,  ou s’appuyer sur une fraction du pouvoir prête au compromis. Les discussions en cours, notamment via la médiation d’Oman, portent sur le nucléaire et les missiles, en échange d’un allégement des sanctions. Quelle que soit sa forme, toute ingérence et intervention impérialiste se ferait contre les aspirations des peuples d’Iran et viserait à écraser le soulèvement. 

 

Dans ce contexte, l’entrée en grève des travailleurEs des secteurs stratégiques serait un tournant décisif. Elle permettrait d’ancrer le mouvement par en bas, de résister à la répression et de contrer les projets impérialistes de changement de régime.

En France, un appel intersyndical appelle à des rassemblements samedi. C’est un point d’appui essentiel pour construire une solidarité active et visible.

Ni Mollahs, ni Shah, ni ingérence impérialiste !

Liberté pour les peuples d'Iran !

Montreuil, le 16 janvier 2026