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13/05/2026

Tract

La maison brûle, les profits explosent

Avril 2026 : 43 °C à New Delhi, 12 centimètres de neige à Moscou, 139 gigatonnes de glace fondues au Groenland, les 50 °C dépassés pour la première fois en Turquie… Ce n’est pas de la science-fiction, les conséquences de la destruction des équilibres planétaires sont de plus en plus massives et dramatiques.

La planète brûle…

Le changement climatique, ce n’est pas simplement « plus chaud partout », c’est le dérèglement : des saisons décousues, des cycles brisés, des intempéries destructrices... Les conséquences humaines sont également terribles. Les personnes travaillant à l’extérieur sont en première ligne, exposéEs sans protection à une chaleur qui tue, et tous les travaux physiques deviennent insupportables, comme ceux du care qui concerne majoritairement les femmes, ou ceux des ouvrierEs sur des chaînes de production.

… et les profits se portent bien

Pendant ce temps, TotalEnergies affiche un bénéfice de 5,8 milliards d’euros au premier trimestre 2026, en hausse de 51 %. L’enrichissement des actionnaires est évalué à 55,4 milliards d’euros. Les bénéfices du secteur fossile mondial atteindront 94 milliards de dollars en 2026. Pendant que les ménages voient leur facture exploser, les actionnaires s’enrichissent à la vitesse de la fonte des glaciers.

Ce n’est pas un paradoxe : c’est la logique du système capitaliste, qui transforme la destruction du vivant et de la planète en opportunité financière et les catastrophes en marchés. Sans compter que cette situation va encore se dégrader. Les conflits armés détruisent des infrastructures, rejettent des millions de tonnes de CO, et les États font le choix du réarmement plutôt que d’investir pour mettre un coup d’arrêt immédiat au réchauffement. En retour, le changement climatique fabrique les conditions des guerres de demain : sécheresses, famines, migrations forcées.

Il y a urgence à arrêter l’incendie !

Mais cette situation n’est pas une fatalité. Il y a urgence à construire un mouvement global contre le capitalisme extractiviste, intégrant luttes anti-impérialistes, solidarité Sud/Nord et transformation systémique plutôt que simples ajustements. 

Nos objectifs : l’arrêt immédiat de tout nouveau projet fossile, l’annulation de la dette des pays du Sud, le contrôle public et démocratique de l’énergie ainsi que l’expropriation des multinationales extractivistes

C’est à nous de décider quelle production d’énergie est nécessaire pour satisfaire nos besoins, et non pas leurs profits !

Montreuil, le 12 mai 2026

10/05/2026

La flottille pour Gaza attaquée

La flottille pour Gaza attaquée

La solidarité n’est pas un crime ! L’impunité d'Israël n’a plus de limites. Ses soldats ont intercepté la flottille humanitaire dans les eaux internationales au large de la Crète, à près de 1 000 km de Gaza ! 

Une violence débridée

Les soldats ont abîmé plusieurs bateaux, les laissant à la dérive. Ils ont utilisé des moyens de guerre pour brouiller les communications. Plusieurs dizaines de personnes ont été arrêtées et les témoignages concordent : des cowboys surarmés débarquant en jet ski, menaçant avec des armes de guerre, parfois extrêmement violents face à des militantEs pacifistes et désarméEs.

La plupart des militantEs ont été relâchés en Crète — ce qui implique un soutien des autorités grecques. Mais deux responsables des flottilles, Saif Abu Keshek et Thiago Avila, ont été emmenés en Israël, où ils sont en prison et subissent des tortures et des mauvais traitements.

Impunité israélienne, abandon des PalestinienNEs

Cette attaque scandaleuse est évidemment illégale, mais il ne s’agit pas d’un obstacle pour Israël, qui piétine le droit depuis des décennies en toute impunité. Sur les flottilles, Israël n’est évidemment pas à son coup d'essai : en 2010, lorsqu’Israël avait assassiné une dizaine de militantEs, mais également l'année dernière. Il s’agit donc d’une répétition, mais beaucoup plus loin des côtes palestiniennes, avec la complicité directe d’un État européen.

Il est urgent de briser le blocus de Gaza : la situation humanitaire est catastrophique. Le peuple palestinien a été abandonné.

Avoir les yeux braqués sur les flottilles

Les flottilles, plus que la quantité d’aide humanitaire qu’elles transportent, permettent de symboliser la solidarité entre les peuples par-delà la complicité de nos dirigeants. Elles posent la question de briser un blocus meurtrier et illégal. Elles remettent dans le champ médiatique la situation à Gaza et le génocide en cours. Mais elles ne suffiront pas sans un mouvement de solidarité dans les puissances occidentales complices, notamment en France.

Avoir les yeux braqués sur les flottilles, c'est assurer leur sécurité, mais également relancer la pression sur nos dirigeants. C’est aussi dénoncer l’inaction de Macron. C'est enfin redire que nous nous battons pour une Palestine libre de la mer au Jourdain.

Le 16 mai a lieu la commémoration de la Nakba — le massacre et l’expulsion de centaines de milliers de palestinienNEs de leur terre en 1948. Nous devons nous mobiliser pour remettre la Palestine au centre de la carte politique.

All eyes on the flotilla, all eyes on Gaza !

Montreuil, le 5 mai 2026

06/05/2026

Communiqué du NPA-l’Anticapitaliste Soutien à la Jeune Garde

Soutien à la jeune garde

Le Conseil d’État vient de valider la dissolution de l’organisation antifasciste la Jeune Garde. Nous réitérons notre solidarité envers les camarades de la Jeune Garde, les militantEs antifascistes incarcéréEs et tout le mouvement antifasciste dans son ensemble.

À travers la dissolution de la Jeune Garde, c’est nous toutes et tous qui sommes viséEs.

Alors que les violences racistes et LGBTIphobes se multiplient, que les attaques contre des locaux syndicaux, associatifs, politiques ou culturels sont de plus en plus fréquentes, la décision du Conseil d’État doit nous alarmer. L’utilisation de la dissolution administrative est totalement inacceptable ! Ce contexte général de restrictions des libertés publiques, de répression contre les organisations et leurs militantEs est de plus en plus inquiétant.

Il est d’autant plus inquiétant que cette décision est prononcée quelques jours avant que la frange la plus radicale, raciste et fasciste de l’extrême droite se donne rendez-vous à Paris le 9 mai pour défiler avec des symboles nazis. Le fait que ce défilé puisse avoir lieu est signe d’une complaisance politique et médiatique à l’égard de la présence de ces groupes nazis dans nos rues. Le fait que leur présence soit tolérée nous fait toustes courir un grave danger.

Nous pensons que la lutte antifasciste aujourd’hui est d’une urgence vitale pour la survie de nos droits, pour notre capacité à nous organiser, à nous défendre et à nous protéger.

En s’en prenant à la Jeune Garde, l’État français s’en prend à une partie combative de la lutte antifasciste et à un outil de résistance commune à la fascisation de la société. Face au danger qui s’approche à toute vitesse, nous rappelons la nécessité d’une réponse unitaire et nous soutenons partout la création de comités antifascistes pour résister et faire vivre nos idées de solidarité, d’égalité et de justice sociale.

Nous sommes et serons antifascistes tant qu’il le faudra.

Montreuil, le 5 mai 2026

La flottille pour Gaza attaquée

La flottille pour Gaza attaquée

VISUEL FLOTILLE 1.pngLa solidarité n’est pas un crime ! L’impunité d'Israël n’a plus de limites. Ses soldats ont intercepté la flottille humanitaire dans les eaux internationales au large de la Crète, à près de 1 000 km de Gaza ! 

Une violence débridée

Les soldats ont abîmé plusieurs bateaux, les laissant à la dérive. Ils ont utilisé des moyens de guerre pour brouiller les communications. Plusieurs dizaines de personnes ont été arrêtées et les témoignages concordent : des cowboys surarmés débarquant en jet ski, menaçant avec des armes de guerre, parfois extrêmement violents face à des militantEs pacifistes et désarméEs.

La plupart des militantEs ont été relâchés en Crète — ce qui implique un soutien des autorités grecques. Mais deux responsables des flottilles, Saif Abu Keshek et Thiago Avila, ont été emmenés en Israël, où ils sont en prison et subissent des tortures et des mauvais traitements.

Impunité israélienne, abandon des PalestinienNEs

Cette attaque scandaleuse est évidemment illégale, mais il ne s’agit pas d’un obstacle pour Israël, qui piétine le droit depuis des décennies en toute impunité. Sur les flottilles, Israël n’est évidemment pas à son coup d'essai : en 2010, lorsqu’Israël avait assassiné une dizaine de militantEs, mais également l'année dernière. Il s’agit donc d’une répétition, mais beaucoup plus loin des côtes palestiniennes, avec la complicité directe d’un État européen.

Il est urgent de briser le blocus de Gaza : la situation humanitaire est catastrophique. Le peuple palestinien a été abandonné.

Avoir les yeux braqués sur les flottilles

Les flottilles, plus que la quantité d’aide humanitaire qu’elles transportent, permettent de symboliser la solidarité entre les peuples par-delà la complicité de nos dirigeants. Elles posent la question de briser un blocus meurtrier et illégal. Elles remettent dans le champ médiatique la situation à Gaza et le génocide en cours. Mais elles ne suffiront pas sans un mouvement de solidarité dans les puissances occidentales complices, notamment en France.

Avoir les yeux braqués sur les flottilles, c'est assurer leur sécurité, mais également relancer la pression sur nos dirigeants. C’est aussi dénoncer l’inaction de Macron. C'est enfin redire que nous nous battons pour une Palestine libre de la mer au Jourdain.

Le 16 mai a lieu la commémoration de la Nakba — le massacre et l’expulsion de centaines de milliers de palestinienNEs de leur terre en 1948. Nous devons nous mobiliser pour remettre la Palestine au centre de la carte politique.

All eyes on the flotilla, all eyes on Gaza !

Montreuil, le 5 mai 2026

03/05/2026

Interview Olivier Besancenot

 


 

30/04/2026

Tract 1er mai 2026

Manif Gap 10h place de la République

Rassemblement 10h30 Esplanade de la mairie

1er mai : jour chômé pour manifester !

Le 1er mai, c’est la journée internationale de lutte pour les droits des travailleuses et travailleurs ! Le gouvernement Macron a voulu nous l’enlever. Alors plus que jamais, le 1er mai, mobilisons-nous pour leur rappeler que tout est à nous, rien n’est à eux !

Un 1er mai pour nos droits, nos salaires, nos retraites

Nos conditions de vie et de travail se dégradent et les attaques néolibérales se poursuivent : il faudrait travailler plus, plus longtemps, avec des contrats précaires et des salaires de misère.

Après les attaques contre l’assurance chômage, la sécurité sociale, les jours fériés et la réforme des retraites, les budgets d’austérité entraînent une réduction des postes et une dégradation de nos services publics. Dans le même temps, 211 milliards d’aides sont accordées aux entreprises chaque année, sans contrepartie.

Un 1er mai contre l’extrême droite

Les deux mandats successifs de Macron auront marqué le rapprochement de la droite et de l’extrême droite, allant jusqu’à appeler à former un « front républicain » contre la FI aux élections.

L’extrême droite est la pire ennemie des travailleurEs et en particulier des plus précaires d’entre nous : femmes, personnes LGBTI, racisées, étrangères, handicapées.

Elle impose ses obsessions sécuritaires et racistes tout en faisant le jeu des grands patrons qui cherchent à nous diviser.

Face aux attaques incessantes, nous devons être uniEs pour résister !

Un 1er mai contre les guerres, résolument internationaliste !

Le 1er mai doit être un appel à la paix entre les peuples.

Les guerres et les génocides se multiplient.

Le budget des armées explose, celui de la santé et de l’éducation n’arrête pas de baisser et les groupes pétroliers montent les prix et s’en mettent plein les poches !

Ce sont les classes populaires qui paient les guerres en mourant sous les bombes ou la répression.

Contre le militarisme et la guerre, il faut nous mobiliser, dans l’unité, et construire la solidarité internationale et anticoloniale avec tous les peuples en lutte, de Palestine, d’Iran, du Soudan, du Liban…

Plus que jamais, le 1er mai doit être, en France et dans le monde, une journée de lutte sociale, féministe, écologiste, antiraciste, antifasciste, antiguerre et anti-impérialiste.

Montreuil, le 28 avril 2026

 

 

 

22/04/2026

tract Flottille pour Gaza

Flottilles pour Gaza : pas d’impunité pour les génocidaires !

Depuis quelques jours, plusieurs bateaux sont partis de Marseille, de Barcelone, d'Italie, de Grèce et de Turquie, pour constituer une nouvelle flottille pour Gaza.

Ils se dirigent vers la Palestine pour tenter de briser le blocus et apporter de l’aide médicale et alimentaire. L’objectif est aussi de rendre visible la situation sur place.

Il n’est pas sûr qu’ils puissent arriver jusqu’à Gaza. Mais cette action permet de remettre la lumière sur le fait qu’Israël bafoue les droits élémentaires.

Construire le mouvement de solidarité

Des centaines de militantEs sont embarquéEs sur cette nouvelle flottille, et des milliers aident à la maintenance. Ils et elles prennent des risques pour dénoncer le génocide en cours. Le meilleur moyen de les protéger et surtout de soutenir la population de Gaza, de Palestine et de tous les peuples victimes des guerres impérialistes, c’est de construire, ici, un large mouvement de solidarité. Il faut organiser partout où c’est possible des initiatives en soutien à la Flottille afin de démontrer une fois de plus que la jeunesse comme les travailleurEs sont aux côtés des PalestinienNEs.

La France et les entreprises françaises collaborent largement avec l’État d’Israël et sont, de ce fait, complices du génocide en cours. Nous devons essayer d’agir là où cela pèse, en nous mobilisant pour empêcher les collaborations et les productions de marchandises en lien avec l'État d’Israël.

Contre leurs guerres, mobilisons-nous !

La guerre s’étend maintenant au Liban, en Iran… menée par Israël et les États-Unis avec la complicité de la plupart des États occidentaux. Elle a pour objectif de soumettre la région pour la contrôler économiquement et politiquement. En Ukraine, au Yémen, au Venezuela, à Cuba, au Rojava, en Kanaky… partout les populations subissent les conséquences de la répression et des guerres pour le profit des puissances impérialistes et le maintien de régimes autoritaires à leur service.

Le sommet du G7 (rassemblant les 7 plus grandes puissances du monde) aura lieu à Évian mi-juin. Un contre-sommet est en cours de construction pour dénoncer la politique de ceux qui veulent dominer le monde pour les intérêts des plus riches. Contre les guerres impérialistes, contre tous les régimes autoritaires, contre la montée des idées fascistes, notre solidarité n’a pas de frontière !

Montreuil, le 21 avril 2026

14/04/2026

Tract hebdo : Hausse de carburant et de l'énergie

Hausse du carburant et de l’énergie : imposons des mesures d’urgence !

Les prix du carburant explosent : lundi 13 avril, le prix du baril de brut dépassait les 100 dollars, avec un prix à la pompe de 2 € pour l’essence et 2,27 € pour le diesel. Il est urgent d’imposer des mesures immédiates tout en engageant une rupture avec le capitalisme fossile.

Pour beaucoup, la voiture est une contrainte

Aller travailler, déposer les enfants, se soigner… pour des millions de travailleurEs, de jeunes, de retraitéEs, impossible de faire autrement que d’utiliser la voiture. Éloignement domicile-travail, fermeture des lignes de train et des gares, suppression des services publics de proximité… Ce système du tout-automobile nous enferme dans cette dépendance.

Pendant que nos salaires stagnent, les multinationales de l’énergie fossile s’enrichissent comme jamais. Total a engrangé 13,1 milliards de dollars de bénéfices en 2025 !

La guerre, un jackpot pour les criminels climatiques

Leur système est simple : revendre à prix d’or les réserves acquises avant l’augmentation, spéculer, encaisser. Résultat : la vie coûte plus cher, la planète brûle, et ils encaissent des milliards.

Le capitalisme fossile, qui est le principal responsable de la crise écologique, est au cœur des guerres d’agression impérialistes, du Venezuela à l’Iran.

Chaque crise internationale est une aubaine pour les groupes pétroliers.

Tant que ces groupes capitalistes auront le pouvoir, ils continueront à exploiter, polluer et faire la guerre. Contre Total et autres…, plus que jamais, ce qui est à l’ordre du jour, c’est de les désarmer, de leur retirer leur pouvoir de vie et de mort, de les exproprier.

Le NPA-A défend des mesures immédiates

- Blocage des prix du carburant, financé par les profits des pétroliers ; contrôle des stocks et de la distribution par les salariéEs et les usagerEs ;

- Augmentation des salaires et alignement sur l’inflation ;

- Transports publics gratuits, partout, tout le temps, pour toutes et tous ; extension des transports collectifs d’entreprise, sous contrôle des salariéEs ;

- Réduction des transports inutiles : limitation de la vitesse, restriction des camions, développement du fret ferroviaire.

Ils détruisent nos vies pour leurs profits. Nous pouvons reprendre le contrôle. Seule la socialisation de ce secteur permettra de reprendre la main.

Urgence sociale, urgence climatique : même combat !

Montreuil, le 14 avril 2026

09/04/2026

La loi Yadan, une forme renouvelée du racisme

La loi Yadan, une forme renouvelée du racisme

La proposition de loi dite « Yadan » intervient dans un contexte international marqué par la montée des logiques autoritaires, la fascisation de nombreux États et l’ingérence croissante des puissances impérialistes, au premier rang desquelles les États-Unis et Israël.

Puissance dominante de la région, Israël mène une politique de guerre et d’occupation qui suscite une contestation grandissante.

Dans ce contexte, la loi Yadan, qui condamne en fait toute critique d’Israël ou de la politique de son gouvernement, ou tout appel à la libération de la Palestine, est profondément inquiétante.

Une loi liberticide…

Derrière un discours prétendant lutter contre les discriminations, ce texte est avant tout liberticide.

En assimilant la critique de l’État d’Israël à une forme de haine, il rend illégitime toute prise de position politique en solidarité avec le peuple palestinien.

Il ouvre ainsi la voie à la répression des mobilisations, à l’interdiction de manifestations et à la criminalisation d’engagements militants.

Défendre les droits des PalestinienNEs n’est pas et ne devrait jamais être un délit : c’est un combat pour la justice et l’égalité.

...qui dévoie la lutte antiraciste

En prétendant combattre l’antisémitisme, la loi Yadan l’instrumentalise. En entretenant l’idée que critiquer Israël reviendrait à s’en prendre aux JuifVEs, elle renforce un amalgame dangereux qui enferme ces dernierEs dans une identité nationale.

Pire, elle construit l’idée que l’antisémitisme serait propre à certaines populations, invisibilisant son caractère structurel dans toute la société.

Enfin, elle revient à offrir un blanc-seing à une politique agressive dans la région, comme le montrent les attaques contre l’Iran et le Liban. En protégeant un État de toute critique, cette loi sert les intérêts de l’impérialisme, notamment étatsunien, et affaiblit les solidarités internationales.

Refusons cette loi. Défendons nos libertés, un antiracisme cohérent et la solidarité entre les peuples !

En quelques jours, une pétition officielle hébergée sur la plateforme de l’Assemblée nationale a atteint plusieurs centaines de milliers de signatures. Pour amplifier la pression sur les députéEs, continuons à la signer et à la faire signer !

https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-5158 

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Montreuil, le 7 avril 2026

01/04/2026

La négrophobie, un délit

Affronter la négrophobie

La négrophobie — le racisme anti-NoirEs — est la forme de racisme qui engendre le plus de morts, de violence et d'inégalités.

Le consensus négrophobe

Ce sont avant tout des NoirEs qu’on fait mourir aux frontières, qu’on enferme dans des CRA, que la police violente, qu’on assigne à la condition de sans-papiers comme aux emplois les plus pénibles, les plus précaires, les moins bien payés…

La négrophobie occupe pourtant une place réduite dans le débat public, parce qu’elle est largement naturalisée. Le discours explicitement négrophobe se heurte encore un peu au tabou qui a frappé l’expression ouverte du racisme biologique (mais pour combien de temps ?). Pour autant, la très large adhésion aux politiques et pratiques qui en découlent témoigne de la profondeur du consensus négrophobe.

L’offensive contre les éluEs NoirEs

La vague de discours négrophobes suscitée par l’élection de quelques maires noirs souligne que les idéologies racialistes subsistent en tant que fond culturel. La fascisation en cours libère désormais leur expression décomplexée. Il suffit qu'un homme noir accède à une portion de pouvoir pour qu'il soit instantanément reconduit à son assignation raciale. 

Après une première offensive culturelle — faisant de Bally Bagayoko un « communautariste » ou un « séparatiste » au service de la pègre —, il a ces derniers jours été associé à des animaux, à un chef de tribu primitive, à une menace sécuritaire. Sont ainsi mobilisés les stéréotypes négrophobes les plus structurants : la bestialisation, la sauvagerie et la violence physique.

Il est temps d’affronter la négrophobie

Ces discours donnent lieu à une très large réprobation, mais en trompe-l’œil. Les politiciens les plus racistes peuvent s’élever à peu de frais contre des cris dans les stades, mais les condamnations verbales des expressions les plus crasses de la négrophobie ne doivent tromper personne lorsqu’elles viennent des mêmes personnes qui légitiment la division racialisée du travail, la répression des sans-papiers et la nécropolitique des frontières.

Il ne suffira pas d’en dénoncer les expressions les plus outrancières. En la nommant comme telle, en l’identifiant par-delà la diversité de ses manifestations, en la combattant radicalement, il est temps d’affronter la négrophobie.

 

 

Montreuil, le 1er avril 2026