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02/10/2026

Bloquer les prix, augmenter les salaires, combattre l’austérité !

Essence, alimentation, soins : tout augmente, sauf nos revenus. 

La guerre déclenchée par les États-Unis et Israël contre l’Iran fait flamber le pétrole. Les classes populaires paient deux fois : à la pompe et par les dépenses militaires. 

La sécheresse menace aussi de renchérir les fruits et légumes. 

Pendant ce temps, Total et les géants de l’agroalimentaire gonflent leurs profits.

Bloquer les prix, développer les services publics !

Il faut bloquer les prix de l’énergie, de l’alimentation et des produits essentiels, sous le contrôle des salariéEs et de la population. Développons les transports collectifs gratuits, le fret ferroviaire, les circuits courts et une agriculture paysanne respectueuse de la terre et de notre santé. Exproprions Total et plaçons l’énergie sous contrôle public.

La baisse des remboursements de soins et la dégradation des services publics aggravent encore la vie chère. Il faut au contraire garantir une santé et des services publics gratuits, accessibles et de proximité sur tout le territoire.

Augmenter les salaires et tous les revenus !

Le gouvernement prépare 54 milliards d’euros d’économies sur notre dos : attaques contre la santé, les retraites, les APL et les collectivités. Pourtant, les entreprises reçoivent au moins 211 milliards d’aides publiques par an et les sociétés françaises cotées ont versé 61 milliards de dividendes au deuxième trimestre.

Augmentons les salaires, pensions et minima sociaux de 300 euros net et indexons-les sur les prix ! Prenons sur les profits, les dividendes et les grandes fortunes !

Avec la jeunesse, faisons converger toutes les colères !

Le mouvement s’est étendu à tout le pays : le 29 septembre, plus de 400 lycées ont connu des actions. Classes surchargées, professeurEs absentEs, bâtiments délabrés, manque de personnels, pression de Parcoursup : la jeunesse refuse l’école du tri social et raciste.

Le gouvernement répond par une répression inouïe. À Saint-Ouen-l’Aumône, un policier a tiré au visage d’un lycéen. 440 personnes, surtout mineures, ont été interpellées le 29 septembre. 

L’USL et l’Union étudiante appellent à poursuivre et élargir : blocages des lycées et des facs jeudi 1er octobre, puis manifestations de la jeunesse mardi 6 octobre. Soutenons-les, exigeons la fin de la répression et l’abandon des poursuites ! 

SalariéEs, jeunesse, privé, public : unissons-nous contre ce gouvernement, les riches et les patrons. Nos vies valent plus que leurs profits !

Montreuil, le 1er octobre 2026

Marchons pour le climat, la paix, la justice sociale

26 Sept - Affiche - GAP - Nb.png

23/09/2026

Tract NPA Marche Climat

2026-09-26 manif05 tract climat .pdf

Un lien vers la brochure "pour une révolution énergétique écosocialiste"  NPA Ici

2026-09-26 manif05  tract climat .png

 

Marche Climat à Gap

A Gap, cela se passera à partir de 14h au départ du parc de la pépinière. Venez avec vos pancartes, slogans, revendications, idées pour des suites.

De 14h à 15H, assemblée citoyenne

15H Manif du parc de la pépinière à la préf

26 Sept - Affiche - GAP - Nb.png

 

 

17/09/2026

Ni permis de tuer ni État policier

Ni permis de tuer ni État policier

violences_policieres-2025-bat2-01_0.jpgLa loi dite du « permis de tuer » doit encore passer par le Sénat. En officialisant la présomption de légalité des tirs policiers, elle augmenterait encore le pouvoir policier et le nombre de tués, majoritairement non Blancs. La mobilisation est une urgence.

Omniprésence du racisme dans la police

Les médias s'émeuvent de l'affaire des policiers municipaux de Carcassonne. Tous les six mois ou presque, la même « révélation » sur le racisme dans la police.

Mais il ne s'agit jamais seulement de mots. La police exerce une puissance répressive sur les corps, et d'abord sur les corps non Blancs. La déshumanisation qui autorise les insultes est aussi ce qui permet et justifie les violences physiques.

À Carcassonne toujours, le 21 juin, en présence d'un policier municipal mis en cause pour ses propos racistes, un policier national a projeté au sol Youssef E., 29 ans, dont la tête a violemment heurté la chaussée. Youssef est mort treize jours plus tard. Le parquet a aussitôt écarté tout lien avec l'interpellation, et il aura fallu la diffusion de la vidéo, en septembre, pour qu'une enquête de l'IGPN soit enfin ouverte.

Une institution coloniale

La police est un outil de maintien de l'ordre capitaliste, qui protège les dominants et fait tenir la hiérarchie de classe. Elle s'est construite en France sur la répression des « indigènes » de l'empire, y compris quand ceux-ci vivaient en métropole. La BAC vient des brigades coloniales d'Algérie, et la pacification des quartiers populaires par une présence permanente, visible et répressive relève d'une doctrine de maintien de l'ordre colonial.

La montée du RN et la banalisation des idées racistes fournissent un surcroît de légitimité et d'impunité aux violences policières. La loi de 2017 sur les refus d’obtempérer et la proposition de loi dite du « permis de tuer » reprennent des revendications portées par l’extrême droite, dont les thèses sont reprises par un spectre toujours plus large du champ politique et médiatique.

En finir avec l’ordre policier

Demander plus de commissariats, plus de policiers et plus de moyens revient à transférer l'argent des services publics vers la répression sociale, politique et syndicale. En cédant systématiquement aux revendications des syndicats policiers, la classe dirigeante s'attache l'institution qui lui servira de rempart face aux mobilisations que la casse sociale ne manquera pas d'entraîner. Combattre les violences policières doit nous conduire à poser la question du désarmement et de l'abolition de la police.

Montreuil, le 15 septembre 2026

16/09/2026

Bolloré sacrifie 115 emplois

Communiqué de presse du NPA-l’Anticapitaliste

Bluebus et Blue Solutions : Bolloré sacrifie 115 emplois

Le groupe Bolloré envisage l’arrêt définitif de la production des bus électriques Bluebus à Ergué-Gabéric, près de Quimper. Son « plan de sauvegarde de l’emploi » menace 74 postes sur trois ans. Chez Blue Solutions, qui développe les nouvelles batteries Gen4, 41 autres postes sont menacés. Au total, 115 emplois seraient supprimés sur les 350 que compte le site.

En 2024, Blue Solutions promettait pourtant 2,2 milliards d’euros d’investissements et 1 500 emplois d’ici 2032. Une opération généreusement subventionnée par de l'argent public et vantée par un grand nombre d'amis de Bolloré, de gauche, de droite ou d'extrême-droite. Deux ans plus tard, les nouvelles batteries ne sont pas au rendez-vous et Bolloré présente la facture aux salariéEs. Les entreprises et les travailleurEs sont des jouets dans les mains du milliardaire qui, avec cynisme, ne cesse de développer les autres branches de son empire industriel, médiatique et financier.

Le NPA-l’Anticapitaliste apporte son soutien aux salariéEs et exige des réponses à hauteur de ces décisions scandaleuses. Cela passe par l’arrêt des licenciements, le remboursement de l'argent public, un droit de regard et contrôle effectif des pouvoirs publics sur cette industrie afin de répondre aux besoins en transports collectifs et sortir des énergies fossiles.

 

Montreuil, le 15 septembre 2026

11/09/2026

19/20 septembre, dans la rue contre le permis de tuer

Gap  Samedi 19 septembre  10h Esplanade de la paix

 

19/20 septembre, dans la rue contre le permis de tuer

Mobilisons-nous contre la loi qui présumerait légal tout tir de policier ou de gendarme ! Déjà adopté par l’Assemblée nationale, ce texte devrait être examiné par le Sénat cet automne.

La police tue déjà impunément

La police n’a pas attendu cette loi pour tuer dans une quasi-impunité. Sur 437 morts liées à une intervention policière recensées depuis 2017, moins de 2 % des affaires dont l’issue est connue ont abouti à une peine de prison ferme. C’est l’existence d’une vidéo du meurtre raciste de Nahel qui a permis la mise en examen de l’auteur du tir. Dans les faits, les tirs policiers sont déjà présumés légitimes, d’autant qu’ils visent surtout des hommes non blancs des milieux populaires. Cette loi aggraverait encore la situation en officialisant le permis de tuer.

Toujours plus de morts

La loi de 2017 a déjà élargi les conditions d’usage des armes par la police. Depuis, les tirs mortels sur des véhicules en mouvement sont cinq fois plus nombreux. Mais la législation fait encore porter à la police la charge de démontrer qu’un tir était strictement nécessaire et proportionné. La nouvelle loi supprimerait ce petit garde-fou. Il reviendrait aux proches des victimes de prouver que le tir mortel n’était pas nécessaire et proportionné — en plein deuil, sans avoir assisté aux faits et sans accès aux enregistrements, rapports ou témoignages. Cette impunité renforcée augmenterait encore le nombre de meurtres policiers.

Une loi fascisante

Portée depuis des années par des syndicats policiers, cette revendication figurait déjà dans le programme de Jean-Marie Le Pen avant d’être reprise par Marine Le Pen. Aujourd’hui, ce sont Les Républicains qui ont pris l’initiative de cette proposition de loi. Soutenue par le gouvernement, elle a été adoptée par l’Assemblée le 7 juillet avec les voix de toutes les droites, de la majorité présidentielle au RN. Un cas d’école : toute la droite, du prétendu centre macroniste à la droite traditionnelle, s’aligne toujours davantage sur l’extrême droite.

Mobilisons-nous !

Plus de 730 000 personnes ont signé en quelques jours la pétition officielle contre cette proposition de loi, dépassant largement le seuil permettant l’ouverture d’un débat à l’Assemblée nationale. Mais cette pétition a été classée sans aucune discussion.

Une mobilisation nationale et unitaire est organisée le week-end des 19 et 20 septembre contre ce permis officiel de tuer : soyons massivement dans la rue contre le fascisme et le racisme !

 

Montreuil, le 1er septembre 2026

 

02/09/2026

Communiqué

Attaque islamophobe du RN contre les femmes voilées : riposte antifasciste et antiraciste !

La rentrée politique a ses marronniers : l’islamophobie est l’un d’entre eux. Après le feuilleton des divergences entre Jordan Bardella et Marine Le Pen sur l’application de leur programme raciste, le RN affirme, par l’intermédiaire de Jean-Philippe Tanguy, être parvenu à un accord sur la manière d’organiser l’état d’exception imposé aux musulmanEs s’il était vainqueur en 2027.

Alors qu’à chaque rentrée, l’islamophobie d’État impose le dévoilement des jeunes filles dans les établissements publics, l’extrême droite surenchérit en proposant d’aller un cran plus loin et d’interdire le port du hijab dans l’espace public. 

Être musulmane n’est pas un délit. La religion musulmane n’a pas à être cachée : nous rappelons la liberté de conscience et de croyance de chacunE et la pleine légitimité de toutes et tous dans l’espace public.

Les arguments du RN sont racistes, sexistes et antiféministes. Par la confusion entre l’islam et l’islamisme, par l’assimilation des pratiques de l’islam en France à leur instrumentalisation réactionnaire ailleurs, ils reproduisent un discours colonial et essentialisant. En voulant réduire la liberté des femmes visiblement musulmanes et en affirmant le pouvoir de l’État sur le corps des femmes, le RN défend un programme sexiste, cohérent avec le retrait des financements accordés aux associations féministes partout où il a pris la tête de municipalités. Enfin, en présentant cette mesure comme l’affirmation d’une solidarité entre femmes, le RN s’attaque au mouvement féministe dans sa globalité, cherchant à le diviser, alors que, depuis plusieurs années, celui-ci a déjà affirmé son soutien aux femmes musulmanes contre l’islamophobie d’État.

L’accumulation des projets de loi visant la pratique de l’islam, la multiplication des exclusions au travail, la loi sur le « séparatisme » et le risque d’une victoire de l’extrême droite à l’élection présidentielle font peser une importante menace sur les musulmanEs ainsi que sur l’ensemble de la population, qui verrait ses libertés publiques menacées.

Plus que jamais, le NPA-l’Anticapitaliste réaffirme l’urgence de la lutte antifasciste et antiraciste ainsi que de la lutte contre l’institutionnalisation croissante de l’islamophobie :

  • nous réaffirmons notre soutien aux femmes musulmanes, qui subissent des attaques constantes contre leurs pratiques religieuses ainsi que des violences islamophobes, comme à l’ensemble de la communauté musulmane visée par des mesures d’exception répétées ;
  • nous appelons l’ensemble des organisations de notre camp social à mener une vigoureuse campagne antiraciste et antifasciste, et notamment à s’opposer aux lois islamophobes, parmi lesquelles la loi de 2004 ;
  • nous réaffirmons l’importance, dans ce cadre, d’une coordination, notamment à travers l’Union antiraciste contre l’islamophobie.

Montreuil, le 2 septembre 2026

01/09/2026

tract de rentrée

Contre la casse sociale, rentrée en lutte des classes

violences_policieres-2025-bat2-01_0.jpgDernière rentrée pour la macronie. Après un été brûlant, le gouvernement est en bout de course et en difficulté, notamment avec le vote des budgets de l’État et de la Sécurité sociale. Macron joue le tout pour le tout avant la campagne présidentielle.

Un été accablant pour le gouvernement

Au début de l’été, l’affaire Lyhanna a mis tragiquement en lumière le manque de moyens de la Justice. Darmanin peut bien crier son exaspération face aux dizaines de milliers de dossiers de violences sur les enfants non traités : c'était sa responsabilité !

Puis nous avons pu voir les conséquences des restrictions budgétaires sur les services publics. Pompiers et services de secours ont eu du mal à faire face aux canicules et mégafeux qui accompagnent l’accélération du réchauffement climatique.

Et pour la rentrée de septembre, les fuites de données au niveau des finances publiques et de l’Éducation nationale mettent en péril un bon accueil des élèves et menacent les salaires de centaines de milliers de personnes.

Sur le front économique et social, rien ne change. Les renoncements en matière de lutte contre le réchauffement climatique et pour l’environnement ne sont plus à démontrer. Le marché continue de gouverner. Tandis que les prédateurs capitalistes se partagent les richesses et le monde, nous en payons le prix : hausse du prix de l’essence, augmentation du chômage et de la pauvreté.

Plus personne n'attendait rien d'eux, et pourtant ils ont quand même réussi à faire pire. Notre colère est légitime et nécessaire !

Construire un mouvement d’ensemble

Le calendrier social de la rentrée se remplit et chaque lutte a son importance : le 7 septembre, rassemblements féministes contre les violences sexuelles ; le 20 septembre, contre le « permis de tuer » pour les policiers ; le 26 septembre, pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale.

À cela s’ajoutent plusieurs dates de mobilisation. Les pompiers appellent à la grève du 8 septembre au 20 octobre. Le 15 septembre, c'est au tour de l’Enseignement supérieur et de la recherche, mais aussi des industries électriques et gazières et du secteur médico-social ; et le 29 septembre, grève dans toute la fonction publique.

Aujourd'hui plus que jamais, l’importance d’une unité globale dans la mobilisation se fait sentir, pour préparer les nécessaires résistances de demain !

Montreuil, le 2 septembre 2026

Communiqué de presse

Désastre au Népal : la crise climatique tue

Le 26 août, une coulée de boue, de glace et de roches d’une violence et d’une ampleur inouïes a déferlé sur des vallées à la frontière du Népal et du Tibet. Elle a fait des centaines de mortEs et de disparuEs, même si le bilan reste difficile à établir. Elle a tout dévasté sur son passage, habitations et infrastructures, et de nouvelles coulées peuvent encore se produire.

Grâce aux images satellites, on en sait désormais davantage sur les causes de ce désastre : il résulte de l’effondrement d’une partie du glacier du Langtang Lirung, un sommet de l’Himalaya. La longueur de la brèche provoquée par le détachement des blocs de glace est estimée entre 1,5 et 2 km. La violence de cet effondrement a provoqué un séisme de magnitude 5,2 et des glissements de terrain : un véritable « tsunami des montagnes ».

L’accélération du bouleversement climatique est sans conteste à la source de cette catastrophe. Selon des glaciologues, « au cours des dernières semaines, il y a eu beaucoup d’écarts de températures anormaux dans la région. Ces fluctuations font alterner les fontes et les chutes de neige, ce qui fragilise les glaciers et les moraines. »

Plus globalement, les glaciers de l’Himalaya et de l’Hindou Kouch ont perdu environ 12 % de leur superficie entre 1990 et 2020, avec un rythme de fonte deux fois plus rapide depuis 2000, ce qui augmente le risque de ruptures brutales de lacs glaciaires ou d’effondrement de glaciers.

Ce drame n’est pas une catastrophe naturelle. Il vient s’ajouter à la trop longue liste des phénomènes extrêmes dus au changement climatique. Il devrait sonner comme une sommation à laisser le gaz, le pétrole et le charbon dans le sol, et à mettre un coup d’arrêt à la déforestation.

Au-delà du choc, de la tristesse et de l’angoisse immenses face aux images du désastre, mais aussi de l’empathie et de la solidarité avec les victimes et de la colère contre les criminels climatiques, ce drame doit être pour nous un appel impérieux à agir sans délai, et surtout à construire la mobilisation qui se prépare pour le 26 septembre prochain, pour la justice climatique et sociale.

Montreuil, le 31 août 2026