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08/10/2019

Tract hebdo

Immigration : construisons les solidarités antiracistes

Un an après la loi « asile-immigration », les débats à l’Assemblée nationale puis au Sénat ainsi que les récentes déclarations de Macron annoncent de nouvelles attaques racistes et antisociales.

logo bandeau npa couleur.jpgAttaques contre l’AME et le regroupement familial

L’Aide médicale d’État, la seule couverture médicale qui protège les étrangerEs en attente de régularisation, est à nouveau sur la sellette. L’argument avancé est son coût, alors qu’elle ne représente que 0,5 % des dépenses de l’assurance maladie. Éloigner les personnes les plus précaires des soins met leur santé en danger et entraînera encore plus de de complications, des pathologies plus avancées…

Le ministère de l’Intérieur envisage de durcir les conditions déjà drastiques qui régissent l’immigration familiale : actuellement il faut justifier de conditions de logement et de revenus que beaucoup de Français « nationaux » n’ont même pas !

Le droit d’asile encore mis à mal

Les 123 000 demandes d’asile en 2018 ne représentent que 0,18 % de l’ensemble de la population.


Immigration : construisons les solidarités antiracistes

Un an après la loi « asile-immigration », les débats à l’Assemblée nationale puis au Sénat ainsi que les récentes déclarations de Macron annoncent de nouvelles attaques racistes et antisociales.

logo bandeau npa couleur.jpgAttaques contre l’AME et le regroupement familial

L’Aide médicale d’État, la seule couverture médicale qui protège les étrangerEs en attente de régularisation, est à nouveau sur la sellette. L’argument avancé est son coût, alors qu’elle ne représente que 0,5 % des dépenses de l’assurance maladie. Éloigner les personnes les plus précaires des soins met leur santé en danger et entraînera encore plus de de complications, des pathologies plus avancées…

Le ministère de l’Intérieur envisage de durcir les conditions déjà drastiques qui régissent l’immigration familiale : actuellement il faut justifier de conditions de logement et de revenus que beaucoup de Français « nationaux » n’ont même pas !

Le droit d’asile encore mis à mal

Les 123 000 demandes d’asile en 2018 ne représentent que 0,18 % de l’ensemble de la population. De plus, la France est un des pays européens où la possibilité d’obtenir l’asile est la plus faible, avec 67 % de rejet des demandes, au 25e rang en termes d’octroi du statut.

Castaner veut encore diminuer les réponses positives pour les originaires des pays jugés « sûrs », traquer davantage les personnes qui demandent l’asile sur le territoire français et pour lesquelles un autre pays est responsable de leur demande (les « dublinéEs »), et supprimer les quelques petites protections qui restent. Ainsi, il veut réduire les capacités des Centres d’accueil qui logent les demandeurEs d’asile le temps du traitement de leur demande. Il s’agit aussi de réduire l’allocation de demandeur d’asile (6,80 euros par jour), disponible uniquement avec une carte de paiement utilisable seulement dans certains magasins.

Enfin, le gouvernement entend augmenter le nombre d’expulsions, se félicitant qu’elles aient augmenté de 10 % en 2018 et que les mesures d’éloignement aient progressé de 30 %.

Ne pas se laisser diviser

Se faisant prétendument le défenseur des quartiers populaires, Macron a déversé récemment un flot d’insanités racistes. Pour faire diversion aux problèmes sociaux qui s’accumulent, à son impopularité grandissante, il reprend la propagande pourrie du Rassemblement national (ex-Front national), faisant des migrantEs les responsables des maux de la société. Chacun sait que l’électorat sensible à ces sirènes préfère pourtant l’original à la copie.

Ces discours, qui tentent de détourner les colères des classes populaires contre les migrantEs, sont un véritable poison. Les immigréEs sont partie intégrante des plus défavoriséEs, s’attaquer aux plus pauvres ne saurait améliorer le sort d’autres pauvres ! Cette offensive idéologique doit être combattue frontalement. Les luttes en soutien aux migrantEs, les actes de solidarité, le mouvement de grève des travailleurEs sans-papiers en région parisienne, montrent la voie à suivre.

Face au racisme et aux tentatives de division, la meilleure réponse reste la construction des luttes, des solidarités, pour la dignité, contre les discriminations, pour l’égalité des droits. L’immigration, qui n’est pas la première préoccupation des classes populaires, ne doit pas faire oublier les vrais problèmes - les injustices sociales, la lutte contre le réchauffement climatique, la réforme des retraites… - ni les vrais responsables, les capitalistes et les gouvernements qui les appuient. Autant de batailles pour le monde du travail et de la jeunesse, que l’on soit FrançaisEs ou étrangerEs, avec ou sans papiers !

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