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30/05/2008

NPA : gauche antilibérale ou parti trotskiste ?


962145485.2.gifLa question est posée de ce que le NPA deviendra : un parti regroupant sous son aile toutes les tendances de la gauche antilibérale ou un nouveau parti trotskiste ? Voici reproduits ci-dessous les extraits de deux articles (Le Monde, Libération) en référence :

Adresse aux initiateurs du NPA

Cher(e)s camarades,

Forts de la popularité d'Olivier Besancenot, vous proposez de lancer une nouvelle organisation politique, surnommée le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA). Consternés par l'état de la gauche, nous sommes ravis que vous fassiez une proposition. On ne peut malheureusement pas en dire autant des autres organisations de la gauche critique : PCF, Verts, gauche du PS n'ont à ce jour rien soumis de tel. Nous avons manqué une occasion historique de bâtir une force nouvelle avec l'échec de la candidature unitaire antilibérale en 2007. Si vous avez votre part de responsabilités, nous sommes prêts à passer outre aujourd'hui, tant les torts sont partagés.

La suite sur Le Monde...

«Qu’est-ce qui prouve que Besancenot veut dépasser la matrice trotskiste?»

Clémentine Autain réagit à l'initiative du porte-parole de la LCR de fédérer les courants anticapitalistes au sein d'un nouveau parti, le NPA.

Après une pause politique, Clémentine Autain, figure de la gauche antilibérale et ex-adjointe de Delanoë à Paris, sort du bois. Elle interpelle les initiateurs du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) d’Olivier Besancenot dans une tribune aux cotés du philosophe Michel Onfray et de Luc Boltansky, publiée dans Le Monde daté de vendredi. Besancenot entend effectivement recréer, d'ici la fin de l'année, un nouveau parti sur les cendres de la LCR. Simple lifting ou véritable volonté de rééer un mouvement de rassemblement ? Clémentine Autain réclame des éclaircissements.

La suite sur Libération...

26/05/2008

Coordination nationale des comités 28 & 29 juin


962145485.3.gifProposition d’organisation de la coordination nationale des comités, pour une nouveau parti anticapitaliste des 28 et 29 juin 2008

La tenue d’une coordination nationale des comités pour un nouveau parti anticapitaliste est un moment important du processus dans lequel se sont engagés bien des militant-es ou nouveaux-elles militant-e-s et qui est l’objet d’un large débat public. Même si le processus en est encore à ses débuts, cette réunion est nécessaire et importante. Elle nous permettra de prendre conscience collectivement de la situation, des difficultés et problèmes rencontrés, de mesurer ensemble l’importance du défi que nous avons décidé de relever, les enjeux de cette bataille. Elle nous permettra aussi de commencer à structurer le processus tel qu’il s’engage concrètement, de mettre en place un comité d'animation national provisoire qui corresponde à l'état actuel du processus. Elle permettra aussi d’engager la discussion sur les questions de campagnes politiques que nous entendons mener ensemble, des interventions dans lesquelles nous nous engageons d’ores et déjà, de notre activité au sein du monde du travail et dans les quartiers populaires...
De cette coordination devrait sortir un texte politique définissant les grands axes autour desquels s’organise la démarche. Il ne s’agit en aucun cas de forcer les rythmes mais de discuter collectivement où nous en sommes pour renforcer notre entreprise commune, prendre en main les
étapes à venir.
A l’origine de la proposition, la LCR est la seule force politique nationalement constituée dans le processus de construction du NPA. C’est donc à elle que revient la responsabilité de proposer le cadre d’organisation de la coordination nationale des comités pour un nouveau parti anticapitaliste des 28 et 29 juin. Le but est, bien entendu, de modifier cette réalité en donnant au processus sa pleine autonomie. Dans un souci de transparence et afin de favoriser le travail préparatoire des comites, la Direction Nationale (DN) de la LCR fait la proposition suivante :

1/ Mécanisme de délégation : Il faut à la fois que cette réunion soit représentative du mouvement et en même temps conserve la possibilité de travailler pour que puissent se prendre quelques décisions essentielles. Il faut donc que la taille de la réunion soit raisonnable. Autre difficulté, nous ne disposons pas évidemment encore de mécanismes délégataires démocratiques stricts qui permettent de s’assurer d’une représentation à la coordination nationale la plus fidèle possible à la réalité.
Comte tenu de tout ceci, nous proposons donc que chaque comité (ou regroupements /coordination de comités d’une ville par exemple) désigne deux ou trois délégués. Il faut évidemment que chacune et chacun se pose la question du profil de sa délégation, en terme de parcours politique ou militant passé, de féminisation, d’insertion dans les quartiers populaires, la jeunesse ou les entreprises. Nous proposons également que soit présente une délégation de la direction nationale de la LCR.

2/ Réunions locales préparatoires : Nous proposons que des réunions locales soient organisées partout pour débattre du contenu de la réunion nationale, des propositions ci-dessous.

3/ Ordre du jour proposé :

Samedi 28 juin :
10h : début des travaux, mise en place d’un bureau d’animation des travaux de la coordination nationale, présentation et validation de l’ordre du jour.
10h – 13h : Débat général * sur le profil général du NPA et les expériences locales.
13h – 14h : pause repas
14 h – 15 h 45 : Suite du débat général.
16h00 – 20h : travail en commission (voir ci-après)
* Afin de permettre au maximum de personnes de pouvoir s’exprimer, il serait judicieux de limiter les interventions à 5 minutes, ce qui laisserait la place à une cinquantaine d'intervenant-e-s.

Dimanche 29 juin :
9h30 – 11h : Poursuite du travail en commission
11h30 – 12h30 : Présentation des synthèses des commissions « déclaration commune » et « organisation du processus ».
Les travaux des autres commissions feront l’objet de synthèses écrites que le comité d'animation national provisoire enverra à tous les comités dans la semaine qui suit.
12h30 : Fin des travaux
14h00 : Réunion (courte) du comité d'animation national provisoire et conférence de presse.

4/ A propos du travail de chaque commission :
Il est évident qu’au vu du nombre de participant-e-s, seul un travail en commission paraît adapté et efficace.
Les travaux de deux commissions doivent de notre point de vue aboutir à des décisions prises par la coordination :

- Commission « déclaration commune » : Il s’agit ici de rédiger un texte court, résumant les valeurs et les axes politiques essentiels qui fondent la naissance nationale de notre mouvement politique et fixant le cap vers le congrès de fondation.
- Commission « organisation du processus » : il s'agira d'élaborer une « feuille de route » (circulation de l'information, organisation du débat démocratique, échéancier...) et de composer un comité d'animation national provisoire qui doit pouvoir prendre en charge dès le lendemain de la réunion de juin, l’animation politique du processus. Nous proposons que cette équipe soit composée d’une cinquantaine de camarades, représentant-e-s issus des comités, membres de la direction de la LCR et des JCR. Les membres du comité d'animation doivent représenter de façon équilibrée le processus tel qu'il sera en juin, sa diversité, son insertion sur le terrain, l'engagement de nouvelles et
de nouveaux venus en politique. La composition de cette équipe sera rediscutée à la coordination nationale suivante.

Le résultat des travaux de ces deux commissions sera ensuite publié par écrit et les problèmes soulevés dans la commission seront exposés, ainsi que la façon dont ils ont été réglés en leur sein.
Pour que cela soit possible compte tenu du fait que nous serons nombreuses et nombreux, le plus raisonnable est sans doute de travailler dans un état d’esprit de recherche du consensus et de régler les principaux problèmes qui se posent dans le cadre de la commission dont on peut supposer qu’elle représente « en plus petit » l’assemblée plénière.

Les autres commissions que nous proposons de tenir peuvent permettre d’échanger sans que cela n’entraîne de décision immédiate. Elles n’en sont pas moins importantes dans le sens où elle constituent un précieux premier échange afin de préparer le travail à l’automne et la préparation du congrès de fondation :

- Nom : il s’agit à la fois de recenser les propositions qui circulent, de discuter de la méthode pour permettre au congrès national de prendre une décision après un large débat.
- Site Internet : Pour l’instant, c’est le site Internet de la LCR qui donne des informations nationales sur processus via le net. Des sites Internet locaux existent. Il faut que nous fassions une première discussion pour que le comité de pilotage puisse ouvrir un site national du NPA.
- Université d’été : la LCR organise sa 17e et dernière université d’été à Port Leucate. Ce sera un moment important et un cadre où nous nous retrouverons nombreuses et nombreux... ce sera aussi un moment supplémentaire de rencontre de camarades qui participent au processus venus de tout le territoire. Et ce sera aussi un enjeu médiatique fort.
- Jeunesse : Une première rencontre nationale jeune a eu lieu le 5 avril dernier. Il s’agit d’en tirer le bilan et de préparer la suivante à l’automne.
- Féminisme : Quel axes de programme et d’action en défense des droits des femmes pour le nouveau parti ? Comment favoriser la féminisation à tous les niveaux ?
- Internationalisme : Quel contenu pour un programme et des campagnes ?
- Ecologie : Quel contenu pour un programme et des campagnes écologistes ?
- Intervention dans les entreprises : Comment implanter le parti dans le maximum d’entreprises ?
Quelles campagnes y mener ? Quel lien national ?
- Intervention dans les quartiers populaires : Comment implanter au mieux le parti dans les quartiers populaires ? Quelles questions spécifiques en émanent ?
- Campagnes de rentrée : Quelle(s) campagne(s) politique(s) pourrions nous mener ensemble dès la rentrée de septembre ?
- Adhésion, financement du mouvement : Comment financer l’activité des comités. Comment matérialiser l’adhésion ? Quel rapport avec la souscription de la LCR et les finances de celle-ci ?
- Presse/propagande : peut-on se donner l’objectif, afin de renforcer le processus constituant, de se donner dès la rentrée des outils d’expression commun, par exemple un journal mensuel même modeste, et/ou des tracts nationaux réguliers ?
- + d’autres commissions ?

Version imprimable : Reunion_Juin.pdf

24/05/2008

Appel de Politis - Réponse de la LCR


962145485.gifRéponse de la LCR aux initiateurs d’un appel publié dans Politis...

Chers ami-e-s,

Nous voudrions vous expliquer par cette lettre pourquoi nous ne signons pas l’appel « l’alternative à gauche, organisons-là » que vous avez publié. Nous partageons avec vous beaucoup de combats et une volonté d’engager à gauche une discussion large permettant à chacun et chacune de se forger une opinion. Beaucoup de militants politiques, syndicalistes ou associatifs, d’ex-militants, de lecteurs, sont à la recherche d’une alternative globale face à une droite arrogante, qui tente de passer en force. Le PS n’incarne en aucun cas une opposition claire et déterminée à la politique du pouvoir. Nous vivons un moment charnière très important. Sarkozy et sa politique sont impopulaires et ils ont été sanctionnés dans les urnes aux municipales. Des résistances sociales s’expriment (des cheminots aux lycéens sans oublier les travailleurs sans-papiers) Ces mobilisations posent des questions décisives.

Tout d’abord, comment infliger une défaite cinglante dès maintenant au pouvoir UMP ? Car si nous attendons sagement 2012, alors Sarkozy aura réussi à remodeler la société française ce qui ne sera pas sans conséquence sur les rapports de force politique. Nous avons donc besoin d’une gauche de lutte, d’une force collective capable de relever le défi de l’épreuve sociale imposée par la droite et le patronat. Et cela va de pair avec la volonté de construire une alternative anticapitaliste, un nouveau parti qui se fixe comme objectif d’offrir un nouveau cadre de représentation politique à celles et ceux qui ne sont plus représentés par la gauche gestionnaire dite social-libérale.
Un parti qui tire les leçons des expériences de la gauche au pouvoir qui ont été particulièrement dévastatrices pour les classes populaires. Nous n’oublions pas qu’entre 1997 et 2002 le gouvernement de gauche plurielle a mené une politique libérale, a privatisé, s’est opposé aux mobilisations sociales, a développé un discours de résignation et d’acceptation de la mondialisation capitaliste. Nous sommes, pour notre part, engagés dans un processus réel de construction d’un nouveau parti anticapitaliste, un parti pour le socialisme du XXI° siècle porteur de toutes les aspirations émancipatrices (féministes, écologistes, antiracistes, internationalistes...).

Nous sommes donc particulièrement intéressés par toutes les initiatives visant à construire une alternative. Mais une chose est le débat, tout autre chose est le lancement d’une initiative politique visant « à organiser l’alternative à gauche » dont les objectifs ne sont pas clairement définis. S’agit-il d’un front électoral ou d’une force en constitution ?

Cette question très sérieuse pose des problèmes en termes de contenu politique et de cadre stratégique. Les formules programmatiques sont très vagues, très imprécises (« ne pas oublier de redistribuer les richesses » !). Aucune revendication concrète concernant le pouvoir d’achat : ni l’augmentation des salaires, des pensions et des revenus de 300 euros que nous défendons ; ni le SMIC à 1500 euros nets.
Rien non plus sur la retraite au moment où la droite veut imposer les 41 annuités : nous réclamons pour notre part le retour aux 37,5 anuités pour tous, privé comme public.
Absente également la question de la régularisation de tous les sans-papiers alors même que des travailleurs osent revendiquer au grand jour l’égalité des droits ; rien non plus sur les licenciements, l’autonomie des universités ; toutes questions très concrètes qui ont suscité des mobilisations et qui établissent des lignes de partage très claires entre les deux gauches. Le texte n’exprime aucune indépendance vis-à-vis du parti socialiste puisque vous écrivez : « Du côté de la majorité dirigeante du Parti socialiste, les volontés hégémoniques se confirment, et avec elles les tendances au renoncement social-libéral, inspirées des exemples de MM. Blair ou Prodi. Mais la gauche de transformation sociale et écologiste ne doit pas, elle, s’accommoder d’un statu quo qui lui interdit d’espérer changer en profondeur la donne politique. »

Très franchement, voilà un document qui peut être signé par beaucoup de socialistes pourtant acquis au social-libéralisme, et par la direction du PCF très soucieuse de maintenir des relations institutionnelles vitales du point de vue de la survie de ses élus et son appareil. D’ailleurs, les premières signatures, dont l’ancien ministre des Transports Jean-Claude Gayssot, montre la faiblesse du texte vis-à-vis du bilan de la gauche au pouvoir et de son attitude actuelle face à Sarkozy. Nous ne voulons pas construire une force soi-disant radicale mais dont l’objectif serait de réaliser des accords de gestion avec la social-démocratie comme le fait la direction de « Die Linke » en Allemagne. Une stratégie qui a coûté très cher à Refondation Communiste en Italie. Nous défendons le même programme dans la rue et sur le terrain électoral. Nous voulons changer de gauche, pas changer la gauche, et nous avons bien peur que votre initiative, au-delà des intentions de beaucoup de ses signataires dont nous partageons les aspirations, se situe sur un terrain mille fois exploré : au nom de l’unité, évacuer les questions qui fâchent, mais qui pourtant fatalement se réinvitent : soutien aux revendications et aux mobilisations du mouvement social, avec qui gouverner et sur quel programme !

Voici en quelques mots, les raisons qui expliquent notre refus de signer cet appel. Un appel qui, par ailleurs, nous est parvenu très tardivement quarante-huit heures avant sa publication en plein week-end de la Pentecôte.

Nous restons toutefois disponibles, à tout espace de discussions et d’échanges politiques pour débattre de la nécessaire riposte face à la politique de Sarkozy, comme de l’alternative à construire, sans confondre libre discussion et regroupement de forces sur un contenu et des objectifs que nous ne partageons pas.

Bien à vous.
Pour la LCR,

Anne Leclerc et Pierre-François Grond

05/05/2008

Présentation - NPA05

 

Un nouveau parti anticapitaliste maintenant !


968729278.gifVoici enfin représenté le département des Hautes-Alpes pour la constitution du Nouveau Parti Anticapitaliste.

Gap, Briançon,... des comités se sont déjà réunis dans les Hautes-Alpes depuis le début de cette année 2008. Un mouvement qui prend de l'ampleur dans toute la France, et est également bien représenté dans nos localités.

Cet espace a pour but de coordonner l'évolution du mouvement dans le 05 et assurer la liaison avec l'ensemble des comités sur le territoire national. Y sont publiées les infos, dates et actions entourant la constitution du nouveau parti, et centralise également l'information sur les mouvements sociaux et pétitions en cours afin de soutenir ces actions. 

Mobilisons-nous pour une démocratie citoyenne participative et solidaire !