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01/04/2026

La négrophobie, un délit

Affronter la négrophobie

La négrophobie — le racisme anti-NoirEs — est la forme de racisme qui engendre le plus de morts, de violence et d'inégalités.

Le consensus négrophobe

Ce sont avant tout des NoirEs qu’on fait mourir aux frontières, qu’on enferme dans des CRA, que la police violente, qu’on assigne à la condition de sans-papiers comme aux emplois les plus pénibles, les plus précaires, les moins bien payés…

La négrophobie occupe pourtant une place réduite dans le débat public, parce qu’elle est largement naturalisée. Le discours explicitement négrophobe se heurte encore un peu au tabou qui a frappé l’expression ouverte du racisme biologique (mais pour combien de temps ?). Pour autant, la très large adhésion aux politiques et pratiques qui en découlent témoigne de la profondeur du consensus négrophobe.

L’offensive contre les éluEs NoirEs

La vague de discours négrophobes suscitée par l’élection de quelques maires noirs souligne que les idéologies racialistes subsistent en tant que fond culturel. La fascisation en cours libère désormais leur expression décomplexée. Il suffit qu'un homme noir accède à une portion de pouvoir pour qu'il soit instantanément reconduit à son assignation raciale. 

Après une première offensive culturelle — faisant de Bally Bagayoko un « communautariste » ou un « séparatiste » au service de la pègre —, il a ces derniers jours été associé à des animaux, à un chef de tribu primitive, à une menace sécuritaire. Sont ainsi mobilisés les stéréotypes négrophobes les plus structurants : la bestialisation, la sauvagerie et la violence physique.

Il est temps d’affronter la négrophobie

Ces discours donnent lieu à une très large réprobation, mais en trompe-l’œil. Les politiciens les plus racistes peuvent s’élever à peu de frais contre des cris dans les stades, mais les condamnations verbales des expressions les plus crasses de la négrophobie ne doivent tromper personne lorsqu’elles viennent des mêmes personnes qui légitiment la division racialisée du travail, la répression des sans-papiers et la nécropolitique des frontières.

Il ne suffira pas d’en dénoncer les expressions les plus outrancières. En la nommant comme telle, en l’identifiant par-delà la diversité de ses manifestations, en la combattant radicalement, il est temps d’affronter la négrophobie.

 

 

Montreuil, le 1er avril 2026

Tract hebdo

Riposter dans l’unité sans attendre 2027

Signe d’une nouvelle étape de la radicalisation de la droite et du centre à l’issue des élections municipales, Attal peut déclarer, en toute détente : « Il faut très vite que nous nous remettions à parler de la France aux Français ». La recomposition à droite continue.

Une gauche divisée

En face, la gauche apparaît irrémédiablement divisée, avec un PS prêt à toutes les compromissions pour gérer le système — du refus de la censure à celui d’alliance pour faire battre le RN, en passant par le relais des attaques de la droite et de la macronie contre les antifas et LFI.

Et LFI incarne une gauche de rupture qui se renforce mais qui est isolée.

Le déferlement raciste contre l’élection de Bally Bagayoko à la mairie de Saint-Denis, en région parisienne, montre l’ampleur de la banalisation des idées racistes. Cette séquence démontre la possibilité d’un basculement vers le fascisme en 2027.

Les attaques contre le monde du travail continuent

Les attaques contre les travailleurs et les travailleuses et la marche à la guerre se poursuivent : aucune mesure contre la hausse des prix ; projet de remise en cause du 1er mai ; trois mois de droits au chômage en moins en cas de rupture conventionnelle ; « correction » du budget 2026 avec une rallonge de 8,5 milliards d’euros pour le budget des armées ; hausse du nombre de têtes nucléaires (et secret sur leur nombre) ; mise en chantier d’un sous-marin et d’un porte-avion nucléaire (19 milliards d’euros de commande en 2025 pour le groupe d'armement Naval Group) ; complicité avec le génocide à Gaza ; participation à la guerre en Iran (drones et Rafales)…

Et très prochainement va commencer la discussion du budget 2027.

Dans l’unité, commençons la riposte !

Elle paraît loin l’unité du NFP, portée par la dynamique unitaire de la mobilisation contre l’allongement de l’âge de départ en retraite de 2023 et qui avait empêché la victoire annoncée du RN aux législatives.

Mais elle est une nécessité. La grève féministe du 8 mars 2026 pour la journée internationale de lutte pour les droits des femmes et les manifestations antiracistes du 14 mars ont montré des possibilités.

La solidarité avec la Flottille pour Gaza qui part le 04 avril, le 1er mai comme rendez-vous antifasciste et antimilitariste, le refus de la marche à la guerre avec la grande manifestation du contre-G7 à Genève le 14 juin sont autant de mobilisations qui sont à construire dans l’unité la plus large.

La riposte contre le fascisme et la militarisation n’attendra pas 2027 !

Montreuil, le 31 mars 2026