Solidarité avec les Kurdes de Syrie
Les Kurdes de Syrie sont à nouveau sous la menace conjointe de Damas et d’Ankara, dans un contexte de recomposition impérialiste régionale. Face aux offensives militaires, aux manœuvres diplomatiques et à l’abandon des puissances occidentales, la solidarité avec le peuple kurde et son droit à l’autodétermination est urgente.
Vers une Syrie centralisée et unifiée
Après la chute d’Assad, l’Armée nationale syrienne et l’armée turque ont attaqué Kobané et Manbîj, au Rojava. Un an plus tard, Kobané est de nouveau assiégée. Alep a été le théâtre de nouvelles batailles pour reprendre les quartiers kurdes et forcer les Forces démocratiques syriennes à quitter la ville. Des massacres ont été commis.
Le pouvoir à Damas veut rétablir une Syrie centralisée et unifiée, en jouant des divisions ethniques et religieuses, et en attisant les tensions contre les Druzes, les Alaouites ou les Yézidis. La Turquie joue un rôle central. Ses drones appuient les troupes syriennes, ses bombardements frappent le Rojava, et Erdogan veut en finir avec l’expérience autonome kurde.
Le Rojava, un contre-modèle émancipateur
Le Rojava incarne un contre-modèle face aux politiques coloniales et impérialistes du Levant : autodétermination des peuples, confédéralisme démocratique, féminisme, écologie. Mais il s’est heurté à l’impérialisme régional et international. Les États-Unis ont utilisé les Kurdes contre Daech, puis les ont abandonnés. La France et l’UE parlent de droits humains mais refusent de reconnaître l’Administration autonome du Nord-Est syrien et financent la reconstruction pendant que la guerre continue.
Le président syrien Al Sharaa, ancien commandant djihadiste d’AlQaida puis de l’Etat islamique, aujourd’hui en costard-cravate, promet la reconnaissance de la langue kurde et des droits civiques, mais exige l’intégration des forces kurdes dans l’armée syrienne, avec le soutien de Washington. Le cessez-le-feu est fragile, les tensions restent vives, et la population kurde reste menacée.
Le peuple kurde a le droit à l’autodétermination
Le peuple kurde a le droit à l’autodétermination, le droit de se défendre, le droit de décider de son avenir.
En Europe, la solidarité s’organise : manifestations, rassemblements, actions de désobéissance civile, caravane RiseUp4Rojava, collectes pour l’AANES et Roja Sor. Amplifions cette solidarité !
Nous continuerons de soutenir les revendications nationales kurdes, l’autodétermination des peuples et les résistances populaires. Nous nous opposons aux impérialismes qui convergent contre les peuples.
Bîjî Berxwedana Rojava ! Vive la résistance du Rojava !
Montreuil, le 27 janvier 2026




Un soulèvement d’ampleur secoue l’Iran. Il s’étend géographiquement et socialement. Le régime, à bout de souffle, ne tient plus que par la répression. Entre aspirations sociales et démocratiques, menaces impérialistes et manœuvres réactionnaires, la solidarité internationale avec la lutte des peuples d’Iran est une nécessité.
Le « sketch » du budget Lecornu n’en finit pas. En nous promenant d’échéances institutionnelles en aller-retour du Sénat à l’Assemblée, le gouvernement a réussi à désamorcer la mobilisation qui avait démarré au mois de septembre. Quelle que soit la méthode que le gouvernement va utiliser, nous devons combattre ce budget au service des riches et des patrons !
Des bombardements, des tirs, au moins 80 morts, l’arrestation et l’enlèvement du dictateur Maduro et de son épouse... L’attaque militaire des États-Unis au Venezuela marque une nouvelle étape dans l’escalade impérialiste de Trump. Elle va avoir des conséquences dramatiques pour les peuples. Après le Venezuela, à qui le tour ? La Colombie, qui a dénoncé l’attaque ? Cuba, qui se dresse contre l’impérialisme américain depuis la révolution castriste en 1959 ? L’Iran, déjà attaqué en juin dernier ? La démocratie ne s’impose pas par les bombes – l’Irak ou la Libye en sont la preuve. Contre l’ingérence américaine, seule l’autodétermination des peuples peut ouvrir une issue émancipatrice.