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28/01/2026

Commémor'action des mort.es des frointières

Nous en serons.

Flyer commémoraction 2026.pdf

 

Affiche commémoraction 2026.png

Solidarité avec les Kurdes de Syrie

Solidarité avec les Kurdes de Syrie

Les Kurdes de Syrie sont à nouveau sous la menace conjointe de Damas et d’Ankara, dans un contexte de recomposition impérialiste régionale. Face aux offensives militaires, aux manœuvres diplomatiques et à l’abandon des puissances occidentales, la solidarité avec le peuple kurde et son droit à l’autodétermination est urgente.

Vers une Syrie centralisée et unifiée

Après la chute d’Assad, l’Armée nationale syrienne et l’armée turque ont attaqué Kobané et Manbîj, au Rojava. Un an plus tard, Kobané est de nouveau assiégée. Alep a été le théâtre de nouvelles batailles pour reprendre les quartiers kurdes et forcer les Forces démocratiques syriennes à quitter la ville. Des massacres ont été commis.

Le pouvoir à Damas veut rétablir une Syrie centralisée et unifiée, en jouant des divisions ethniques et religieuses, et en attisant les tensions contre les Druzes, les Alaouites ou les Yézidis. La Turquie joue un rôle central. Ses drones appuient les troupes syriennes, ses bombardements frappent le Rojava, et Erdogan veut en finir avec l’expérience autonome kurde.

Le Rojava, un contre-modèle émancipateur 

Le Rojava incarne un contre-modèle face aux politiques coloniales et impérialistes du Levant : autodétermination des peuples, confédéralisme démocratique, féminisme, écologie. Mais il s’est heurté à l’impérialisme régional et international. Les États-Unis ont utilisé les Kurdes contre Daech, puis les ont abandonnés. La France et l’UE parlent de droits humains mais refusent de reconnaître l’Administration autonome du Nord-Est syrien et financent la reconstruction pendant que la guerre continue.

Le président syrien Al Sharaa, ancien commandant djihadiste d’AlQaida puis de l’Etat islamique, aujourd’hui en costard-cravate, promet la reconnaissance de la langue kurde et des droits civiques, mais exige l’intégration des forces kurdes dans l’armée syrienne, avec le soutien de Washington. Le cessez-le-feu est fragile, les tensions restent vives, et la population kurde reste menacée.

Le peuple kurde a le droit à l’autodétermination

Le peuple kurde a le droit à l’autodétermination, le droit de se défendre, le droit de décider de son avenir.

En Europe, la solidarité s’organise : manifestations, rassemblements, actions de désobéissance civile, caravane RiseUp4Rojava, collectes pour l’AANES et Roja Sor. Amplifions cette solidarité !

Nous continuerons de soutenir les revendications nationales kurdes, l’autodétermination des peuples et les résistances populaires. Nous nous opposons aux impérialismes qui convergent contre les peuples.

Bîjî Berxwedana Rojava ! Vive la résistance du Rojava !

 

 

Montreuil, le 27 janvier 2026

22/01/2026

Ni ICE ni Frontex ! 

De Minneapolis à Paris, les violences policières tuent

Avec Trump 2, encore plus virulent et raciste, l’ICE (la police fédérale de l’immigration) multiplie arrestations et rafles. En 2025, près de 400 000 personnes ont été expulsées des Etats-Unis et plusieurs dizaines sont mortes. Le 7 janvier à Minneapolis, Renee Nicole Good est assassinée par un agent de l’ICE qui lui tire dessus à bout portant alors qu'elle tente de s’éloigner

Violences d’État contre les migrantEs aux USA…

Trump a fait de son programme anti-migrantEs une priorité : 14 millions de personnes sont ciblées. Une fois arrêtées, aucun moyen de défendre leurs droits : sans pouvoir contacter leurs proches ou un avocat, elles sont détenues dans des conditions dégradantes, renvoyées vers des pays qu’elles ne connaissent pas, elles disparaissent purement et simplement.

En réponse, toute une partie de la société s’organise : en prévenant dès que l’ICE arrive, en cachant des cibles, en filmant, en soutenant la défense juridique. Des dizaines de milliers de personnes ont participé aux manifestations « ICE out for good !» (« ICE, dehors pour de bon! ») les 10 et 11 janvier. 

… mais en Europe et en France les violences policières tuent aussi 

Depuis 2014, plus de 30 000 personnes sont mortes en Méditerranée ou dans la Manche, parce que les voies de migration sont fermées et le sauvetage criminalisé. Frontex – l’ICE de l’UE – refoule et tue. Il faut y ajouter les milliers de décès aux frontières terrestres, dans les Balkans ou le Sahara. L’externalisation des frontières délègue la violence à des régimes autoritaires.

Les images du meurtre de Renée Nicole Good sont glaçantes. Elles nous rappellent celui de Nahel, 17 ans, tuée à bout portant par la police en juin 2023. Et ça continue ! Dans la nuit du 13 au 14 janvier, El Hacen Diarra est décédé au commissariat de Paris 20e, après avoir été violemment interpellé devant le foyer où il était hébergé. Sur une vidéo, l’on entend distinctement crier « Vous m'étranglez ! ». 

À bas l'ordre policier et raciste !

Il s’agit d’une politique globale, dont l’objectif est le même, ici et là-bas : maintenir un ordre policier et raciste, au service de la propriété capitaliste.

Il faut agir pour l’abrogation des lois sécuritaires, la fin des contrôles au faciès, le désarmement de la police, la dissolution de tous les corps spéciaux de répression, la fin de l’impunité policière, l’abrogation des lois racistes et islamophobes.

 

Montreuil, le 20 janvier 2026

20/01/2026

Ni Mollahs ni Shah ! Soutien au soulèvement des peuples d’Iran !

Ni Mollahs ni Shah ! Soutien au soulèvement des peuples d’Iran !

Nouveau-logo-rond rouge.pngUn soulèvement d’ampleur secoue l’Iran. Il s’étend géographiquement et socialement. Le régime, à bout de souffle, ne tient plus que par la répression. Entre aspirations sociales et démocratiques, menaces impérialistes et manœuvres réactionnaires, la solidarité internationale avec la lutte des peuples d’Iran est une nécessité.

Une répression sanglante

Déclenché fin décembre, le soulèvement ébranle la République islamique d’Iran. La mobilisation s’est étendue à plus de cent villes. Elle touche toutes les régions historiquement opprimées, notamment le Baloutchistan et le Kurdistan, où une journée de grève générale a eu lieu. À Téhéran, les manifestations sont importantes, par quartiers et par secteurs. La répression empêche tout point de rassemblement centralisé.

Le régime a instauré un état de siège de fait. Les forces de sécurité et les milices sont déployées partout. Internet et les communications sont coupés depuis le 8 janvier. Le black-out se poursuit. Les tirs à balles réelles sont attestés. Des morgues improvisées témoignent de l’ampleur des massacres. Il y a des milliers de blésséEs, de mortEs et d’arrestations. Les détenuEs risquent la peine de mort.

Un mouvement social, populaire et de classe

Après « Femme, vie, liberté », qui avait mis au premier plan les oppressions de genre et nationales, le mouvement actuel exprime plus directement une colère sociale. Il vise à en finir avec la dictature, la misère, les inégalités et toutes les formes de domination. 

Les monarchistes tentent de se présenter comme une alternative. Leur poids est largement surestimé. Courant ultralibéral, autoritaire et pro-sioniste, ils disposent de moyens financiers importants et du soutien de médias occidentaux, des États-Unis et d’Israël. Ils profitent du vide créé par quarante-sept années de répression qui ont décimé les organisations de gauche. Mais ils n’ont ni ancrage populaire ni relais solides dans l’appareil d’État.

Solidarité internationale contre l’ingérence impérialiste

Les menaces impérialistes sont réelles. Trump étudie plusieurs scénarios : imposer les monarchistes aux peuples d’Iran, instrumentaliser les monarchistes pour faire pression sur les négociations avec le régime,  ou s’appuyer sur une fraction du pouvoir prête au compromis. Les discussions en cours, notamment via la médiation d’Oman, portent sur le nucléaire et les missiles, en échange d’un allégement des sanctions. Quelle que soit sa forme, toute ingérence et intervention impérialiste se ferait contre les aspirations des peuples d’Iran et viserait à écraser le soulèvement. 

 

Dans ce contexte, l’entrée en grève des travailleurEs des secteurs stratégiques serait un tournant décisif. Elle permettrait d’ancrer le mouvement par en bas, de résister à la répression et de contrer les projets impérialistes de changement de régime.

En France, un appel intersyndical appelle à des rassemblements samedi. C’est un point d’appui essentiel pour construire une solidarité active et visible.

Ni Mollahs, ni Shah, ni ingérence impérialiste !

Liberté pour les peuples d'Iran !

Montreuil, le 16 janvier 2026

 

16/01/2026

Tract hebdo

49.3 ou pas, ce budget on n’en veut pas !

Autocollant-NPA-Identitaire-horizontal.jpgLe « sketch » du budget Lecornu n’en finit pas. En nous promenant d’échéances institutionnelles en aller-retour du Sénat à l’Assemblée, le gouvernement a réussi à désamorcer la mobilisation qui avait démarré au mois de septembre. Quelle que soit la méthode que le gouvernement va utiliser, nous devons combattre ce budget au service des riches et des patrons !

Un budget antisocial

Malgré les compromissions acceptées par le PS, il est quasi impossible pour le gouvernement de trouver une majorité pour son budget antisocial. Les budgets des collectivités territoriales vont baisser de manière significative avec un impact très grave sur le financement des associations et l’accompagnement des personnes dans les situations les plus précaires. Les services publics vont également continuer à se dégrader aussi bien du côté des bénéficiaires que des conditions de travail des travailleurEs dans la santé, l’éducation, etc. Et pendant ce temps, la fiscalité pour les entreprises et les plus riches est en baisse, il n’y a pas de remise en cause des 211 milliards d’aides aux entreprises et le budget de la défense va passer de 32 à 64 milliards en dix ans. Ce budget n’est fait que pour eux !

Instabilité et chantage à la dissolution

Lecornu agite la menace d’une nouvelle dissolution de l’Assemblée. Si le gouvernement choisit cette voie, ce sera pour nous enfermer à nouveau dans le jeu institutionnel et nous mettre encore une fois face au danger d’une accession au pouvoir de l’extrême droite. Bien sûr, des choses importantes peuvent se jouer lors des élections et c’est pourquoi le NPA-l’Anticapitaliste s’était inscrit dans la campagne du Nouveau Front populaire, pour construire une unité large visant la victoire d’une gauche de rupture avec le système. Malheureusement, aujourd’hui, notre camp social est divisé et il est difficile de faire émerger des revendications concrètes qui pourraient servir de base à un programme de rupture.

« La vraie démocratie, elle est ici »

Pour que les travailleurEs, les classes populaires reprennent la main, il faut reprendre la rue et sortir de l’enfermement dans les élections et à l’Assemblée. « La vraie démocratie, elle est ici » : dans nos cortèges, dans nos assemblées générales, dans les organisations politiques ou syndicales, les collectifs qui défendent nos droits !

Dans la santé, comme ailleurs, les travailleurEs et les usagerEs doivent se mobiliser ensemble pour des services publics de qualité à la hauteur des besoins ! Nous devons être uniEs pour défendre la Sécurité sociale qui assure la protection en cas de chômage, de maladie, et lorsqu’on vieillit. SalariéEs du privé, nous devons faire converger nos luttes contre la casse des emplois qui ne sert qu’à engraisser les profits, réclamer un contrôle strict de l’argent public pour une politique industrielle au service de nos besoins et respectueuse de l’environnement et des ressources de la planète.

Retrouvons le chemin des mobilisations !

Face à un gouvernement au service des riches et des patrons, il y a urgence à trouver le chemin de mobilisations larges, unitaires, pour la défense des intérêts collectifs. Face aux choix destructeurs de la classe dominante, imposons des revendications de rupture avec ce système productiviste et destructeur : pour la réduction massive du temps de travail, pour l’arrêt des grands projets inutiles et destructeurs, pour une réelle démocratie, pour nos vies et pas pour leurs profits !

 

Décès du camarade Jean-Marc

C'est avec une profonde tristesse que nous avons appris  le décés de Jean-Marc, le camarade que nous cotoyions dans toutes nos luttes.photo identite Jean-Marc .jpg
Nous adressons nos sincères condoléances à sa famille et à ses proches ainsi qu'aux camarades et organisations dans lesquelles il oeuvrait.

Les camarades du NPA05

09/01/2026

Tract hebdo

Solidarité avec le peuple vénézuélien contre l’agression impérialiste !

Nouveau-logo-NPA_carré rouge.pngDes bombardements, des tirs, au moins 80 morts, l’arrestation et l’enlèvement du dictateur Maduro et de son épouse... L’attaque militaire des États-Unis au Venezuela marque une nouvelle étape dans l’escalade impérialiste de Trump. Elle va avoir des conséquences dramatiques pour les peuples. Après le Venezuela, à qui le tour ? La Colombie, qui a dénoncé l’attaque ? Cuba, qui se dresse contre l’impérialisme américain depuis la révolution castriste en 1959 ? L’Iran, déjà attaqué en juin dernier ? La démocratie ne s’impose pas par les bombes – l’Irak ou la Libye en sont la preuve. Contre l’ingérence américaine, seule l’autodétermination des peuples peut ouvrir une issue émancipatrice.

Une intervention impérialiste assumée

Uruguay, Brésil, Argentine, Bolivie, Équateur, Guatemala, Salvador, Chili… presque tous les pays latino-américains ont été, dans un passé pas si lointain, victimes de coups d’État orchestrés par la CIA. Synonymes d’assassinats de militantEs politiques et de syndicalistes, de massacres, de disparitions, de tortures, de viols, d’enlèvements de nourrissons, il s’agissait alors d’interventions secrètes. 

En 2026, Trump assume ouvertement ses actions et ses motivations. Ce sont les forces armées américaines qui interviennent directement pour renverser Maduro. L’objectif affiché est le contrôle des immenses réserves pétrolières du pays, les plus importantes de la planète.

Ni la paix, ni la démocratie 

Il n’y a même plus d’alibi démocratique. Trump estime que l’opposante d’extrême droite Maria Corina Machado, qui lui a pourtant dédié son prix Nobel de la paix, « ne bénéficie ni du soutien ni du respect au sein de son pays ». Il est donc prêt à laisser le régime en place, à condition que sa nouvelle dirigeante, Delcy Rodríguez, se soumette à ses exigences. Et celle-ci promet en effet l’ouverture du secteur pétrolier aux compagnies américaines, tout en renforçant le contrôle militaire sur la population.

Montée du fascisme

L’offensive impérialiste se combine avec une montée du fascisme dans la région, mais aussi aux États-Unis. Le soutien de Trump à Milei en Argentine, à Kast au Chili, à Bukele au Salvador, s’articule à une politique intérieure de plus en plus autoritaire, marquée par le non-respect flagrant des lois fédérales et par une répression croissante du mouvement social – en premier lieu de la solidarité avec la Palestine.

Solidarité avec le peuple vénézuélien

Les classes populaires du Venezuela ont déjà trop souffert des politiques répressives du régime Maduro et de la crise économique aggravée par les sanctions américaines. L’ingérence politique, économique et militaire directe des États-Unis ne fera qu’aggraver la situation. 

Le NPA-l’Anticapitaliste ne soutient pas le régime de Maduro, mais le peuple vénézuélien et son droit à l’autodétermination. C’est au peuple vénézuélien de décider s’il doit emprisonner ou non Maduro, et non au gouvernement américain.

Nous exigeons donc le retrait des troupes américaines du Venezuela et des Caraïbes, la levée des sanctions. L’attaque contre le Venezuela est une expression du nouvel impérialisme américain : elle annonce d’autres agressions.

Nous appelons à construire des cadres unitaires de solidarité avec le peuple vénézuélien, et plus largement contre les impérialismes.

Montreuil, le 6 janvier 2026