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08/01/2010

suppression du ministère de Besson


2009_11_12_photo32.jpgNous exigeons

la suppression

du ministère de

l'Identité

nationale et

de l'Immigration

 

http://www.pourlasuppressionduministeredelidentitenationa...

Promesse électorale de Nicolas Sarkozy, la création d’un ministère

chargé de l'Immigration et de "l'Identité nationale" a introduit dans

notre pays un risque d'enfermement identitaire et d'exclusion dont

on mesure, chaque jour depuis deux ans et demi, la profonde

gravité. Très officiellement, des mots ont été introduits sur la

scène publique, qui désignent et stigmatisent l'étranger – et par

ricochet, quiconque a l'air étranger. Réfugiés et migrants,

notamment originaires de Méditerranée et d'Afrique, et leurs

descendants, sont séparés d'un «nous» national pas seulement

imaginaire puisque ses frontières se redessinent sur les plans

matériel, administratif et idéologique.

Qu'a fait naître ce ministère ? De nouveaux objectifs

d'expulsion d'étrangers (27 000 par an), des rafles de sans-papiers,


2009_11_12_photo32.jpgNous exigeons

la suppression

du ministère de

l'Identité nationale

et de l'Immigration

 

http://www.pourlasuppressionduministeredelidentitenationale.org/petition.php

Promesse électorale de Nicolas Sarkozy, la création d’un ministère

chargé de l'Immigration et de "l'Identité nationale" a introduit dans

notre pays un risque d'enfermement identitaire et d'exclusion dont

on mesure, chaque jour depuis deux ans et demi, la profonde gravité.

Très officiellement, des mots ont été introduits sur la scène publique,

qui désignent et stigmatisent l'étranger – et par ricochet, quiconque

a l'air étranger. Réfugiés et migrants, notamment originaires de

Méditerranée et d'Afrique, et leurs descendants, sont séparés d'un

«nous» national pas seulement imaginaire puisque ses frontières

se redessinent sur les plans matériel, administratif et idéologique.

Qu'a fait naître ce ministère ? De nouveaux objectifs d'expulsion

d'étrangers (27 000 par an), des rafles de sans-papiers, l'enferme-

ment d'enfants dans des centres de rétention, le délit de solidarité,

l'expulsion des exilés vers certains pays en guerre au mépris du

droit d'asile, la multiplication des contrôles d'identité au faciès,

enfin la naturalisation à la carte, préfecture par préfecture,

qui rompt avec le principe d'égalité...

Dans cette fissure de la République se sont engouffrés nos

dirigeants. Par des propos inadmissibles dans une démocratie,

banalisés et désormais quotidiens, ils légitiment tous les

comportements et les paroles de rejet, de violence, et de repli

sur soi. Nous ne sommes pas ici face à des "dérapages"

individuels. En réalité, ces propos sont la conséquence logique

d'une politique que le gouvernement souhaite encore amplifier

sous le couvert d'un "débat" sur l'identité nationale. Nous

sommes ainsi appelés à devenir coauteurs et coresponsables

du contrôle identitaire sur la France.

La circulaire ministérielle adressée aux préfectures pour encadrer

le débat lance une interrogation : "Pourquoi la question de

l'identité nationale génère-t-elle un malaise chez certains

intellectuels, sociologues ou historiens ?" La réponse est simple.

Nous ne pouvons pas accepter que le regard inquisiteur d'un pouvoir

identitaire puisse planer, en s'autorisant de nous, sur la vie

et les gestes de chacun.

C'est pourquoi il est temps aujourd'hui de réaffirmer publiquement,

contre ce rapt nationaliste de l'idée de nation, les idéaux

universalistes qui sont au fondement de notre République.

Nous appelons donc les habitants, les associations, les partis

et les candidats aux futures élections à exiger avec nous la

suppression de ce "Ministère de l'Identité nationale et de

l'Immigration", car il met en danger la démocratie.

Premiers signataires : Michel Agier (anthropologue, EHESS et IRD), Etienne Balibar (philosophe, université Paris-X et university of California), Marie-Claude Blanc-Chaléard (historienne, université Paris-X), Luc Boltanski (sociologue, EHESS), Marcel Detienne (historien, EPHE et université Johns Hopkins), Eric Fassin (sociologue, ENS), Michel Feher (philosophe, Paris), Françoise Héritier (anthropologue, Collège de France), Daniel Kunth (astrophysicien, CNRS), Laurent Mucchielli (sociologue, CNRS), Pap Ndiaye (historien, EHESS), Gérard Noiriel (historien, EHESS), Mathieu Potte-Bonneville (philosophe, Collège international de philosophie), Richard Rechtman (psychiatre, Institut Marcel Rivière, CHS la Verrière), Serge Slama (juriste, université d’Evry), Emmanuel Terray (anthropologue, EHESS), Tzvetan Todorov (historien, CNRS), Paul Virilio (urbaniste, Ecole spéciale d’architecture de Paris), Sophie Wahnich (historienne, CNRS) et Patrick Weil (historien, CNRS)


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