08/07/2026
Communiqué de presse NPA-A
Procès Le Pen : la présidentielle en bracelet !
La cour d’appel a rendu sa décision dans le procès des détournements de fonds du RN qui visait sa dirigeante Marine Le Pen. Les faits n'étaient pas contestés : un détournement de plusieurs millions d’euros pour servir au fonctionnement du parti d'extrême droite. Le Pen a évidemment été reconnue coupable.
Les peines de prison, on le savait également, allaient être aménagées avec bracelet électronique. Verdict : 3 ans dont 2 avec sursis, pour un préjudice de plusieurs millions d’euros pendant que des milliers de personnes prennent des mois voire des années pour des infractions bien moins graves.
Le seul suspense était l’inéligibilité. Dans une conception curieuse, les juges ont confirmé la peine d’inéligibilité, en la réduisant à 15 mois exécutables, le reste relevant du sursis. Marine Le Pen n’est donc plus inéligible, ayant déjà « effectué » sa peine, hors période électorale… À titre de comparaison, François Fillon avait été condamné à 10 ans d'inéligibilité en appel pour un détournement de 900 000 euros.
Il s’agit bien évidemment d’un scandale. Un scandale d’une justice tout d’abord de classe, qui est souple avec les Sarkozy, Chirac, etc. mais intransigeante avec les pauvres. Cette justice à deux vitesses est encore plus criante lorsque l'on compare les peines pour les personnalités politiques avec les convocations et peines de prison réclamées pour « apologie de terrorisme » pour des militantEs et personnalités politiques qui ont combattu un génocide à Gaza. Elle est d'ailleurs déjà invitée sur tous les plateaux télé !
Le message a bien été entendu par Le Pen, qui va bien être candidate. Il suffira de se pourvoir en cassation pour éviter le bracelet électronique pendant la durée de la campagne.
Marine Le Pen est la dirigeante d’une organisation d'extrême droite raciste et dont une éventuelle victoire aux élections en mai prochain nous plongerait dans un avenir fait de répression, de reculs, voire de la suppression des droits des minorités, des droits de s’organiser, de se syndiquer et de toute résistance.
Le RN n’est pas un parti comme les autres, c'est un danger pour toutes et tous.
La place de Marine Le Pen est en prison, comme toute son équipe dirigeante. Et pas seulement pour détournement de fonds.
Nous invitons toute la gauche sociale et politique à s’organiser dans l’unité la plus large pour que ce parti soit mis au ban et ne parvienne jamais à la tête de l’exécutif français.
Montreuil, le 8 juillet 2026
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