01.07.2009

Les bacheliers futurs chomeurs ?


2498449937_1.jpg Le gouvernement

nous souhaite

un avenir de merde !


Le taux de chômage des jeunes a augmenté de plus de 32% depuis un an. Nous sommes les  premiers touchés  par les  emplois précaires, les premiers supprimés quand les entreprises, touchées ou non par la crise, licencient à tour de bras.


Les universités attaquées


Plus on est diplômé, moins on est touché par le chômage sur la longue durée. Un diplôme correspond à un certain nombre de garanties, concernant le niveau de salaire, les conditions de travail et les droits. Pour combattre le chômage des jeunes, il faudrait donc que nous ayons un  meilleur accès aux études, plus de moyens pour nous former. Le gouvernement fait exactement le contraire : ses réformes vident les diplômes de leurs contenus. Les licences « professionnalisantes » se multiplient. Ce sont des diplômes directement financés  par une entreprise, pour ses besoins... Et qui ne sont pas reconnus par les autres entreprises, y  compris du même secteur.
Depuis 2003, les facs ont connu trois mouvements de grève étudiantes contre ces attaques. Cette  année, trois mois de grève ne sont pas venus à bout des attaques. Dès la rentrée, il faudra de nouveau nous organiser avec les enseignants et les personnels pour empêcher le gouvernement de détruire l’université publique !


Les jeunes travailleurs sacrifiés


Beaucoup d’étudiants échouent ou abandonnent en première année, notamment ceux qui sont  obligés de travailler pour payer leurs études. Ils vont rejoindre tous ceux qui sont sortis du  système scolaire, avec ou sans diplôme, et galèrent de boulot précaire en stage non rémunéré...  Le gouvernement profite de cette situation pour nous mettre plus de coups, et faire plus de  cadeaux à ses amis du patronat. Quatre décrets ont été publiés le 16 juin, prétendument contre le chômage des jeunes. Le premier
exonère de charge les entreprises embauchant des apprentis. Les « charges », c’est en fait une partie de nos salaires : c’est ce que l’employeur verse à la Sécu pour financer l’assurance maladie et les retraites. On fait des cadeaux aux riches, et ce sont les travailleurs qui devront trimer jusqu’à 65 ou 70 ans pour payer le déficit !
Les trois autres décrets accordent des primes pour les entreprises qui recrutent des jeunes de moins de 26 ans en contrat de professionnalisation, notamment s’ils n’ont pas le bac ou s’ils sont  embauchés après leur stage... Le gouvernement estime que ça coûtera 446 millions d’euros... Et pendant ce temps, on nous dit qu’il n’y a plus d’argent ! Un apprenti ne touche pas le SMIC (25% pour un apprenti de moins de 18 ans en 1ère année, maximum 78% pour un apprenti de plus de 21 ans en troisième année). Son salaire est exonéré de charges. L’employeur peut le virer très facilement et donc lui mettre la pression pour lui faire faire ce qu’il veut (heures sup’ non payées, tâches qu’il n’est pas censé faire...). Si on ajoute les cadeaux faits cette année, on se demande bien pourquoi une entreprise irait embaucher un salarié à des conditions normales !
Nous demandons au contraire :
- Des moyens pour l’Éducation, des diplômes de qualité et égaux sur tout le territoire !
- Une allocation d’autonomie pour tous les jeunes !
- La rémunération des apprentis à 100%   et l’arrêt des cadeaux aux entreprise !

www.npa2009.org // contact-jeunes@npa2009.org

PG, PCF, NPA, LO, Fédération, Alternatifs, aux régionales

Régionales: Mélenchon et Besancenot partants pour une alliance (Libération du 1er juillet)

Ils s’étaient quittés plutôt froidement, quelques mois avant les européennes, sur le refus du NPA d’intégrer le Front de gauche. Alors que le vent a tourné en faveur de cette alliance Parti de gauche-PCF, le 7 juin dernier, entre eux, le climat s’est réchauffé.

A l’issue d’une rencontre, mardi, entre des délégations PG et NPA, Jean-Luc Mélenchon et Olivier Besancenot se sont dits prêts à «travailler à la perspective d’un rassemblement politique» en vue des régionales. Alors que les discussions précédant les européennes avaient achoppé sur l’attitude de l’«autre gauche» vis-à-vis du PS, Jean-Luc Mélenchon promet: «Il va y avoir de l’ambiance...»

Qui concernerait le rassemblement ?

Boostés par leur score aux européennes, PCF et PG, qui ont élu 4 députés à Strasbourg, «restent fidèles et attachés au Front de gauche», souligne Mélenchon: «Nous avions dit qu’il fallait élargir et le NPA veut rassembler.» Besancenot n’envisage pas non plus «un tête-à-tête PG-NPA».

L’offre pour des listes communes en mars 2010 est donc notamment lancée aux forces composant le Front de gauche, à Lutte ouvrière, aux Alternatifs, à la Fédération (courants et personnalités du «non» de gauche au TCE de 2005) ainsi qu’aux «acteurs du mouvement social et des quartiers». A condition, insiste le porte-parole du NPA, d’accorder leurs violons sur «des bases clairement indépendantes du PS» et de «conclure un accord national, pas à géométrie variable». Et, enfin, de mutualiser ses forces, pas de les fusionner. «Personne n’absorbera personne», s'efforce de rassurer Mélenchon.

Quelle attitude à l’égard du PS ?

C’est la question épineuse que devront régler les éventuels partenaires. La stratégie du premier tour semble réglée pour PG et NPA, qui prônent des «listes autonomes» - le NPA préférant le terme «indépendantes», comme pour s’assurer de l’étanchéité des frontières avec le PS -.

Mais quid du second tour? Pas question, prévient Mélenchon de se maintenir à tout prix au risque de faire le jeu de l’UMP: «la droite est notre seul adversaire, nous ferons tout pour la battre.» Et de tenter d’expédier ce cas de figure en visant la pole position à gauche: «Pour régler la question, j’ai une manière simple, passer en tête de la gauche, ce n’est qu’à moitié une plaisanterie.»

Besancenot, qui écarte, bien sûr, toute possibilite de «fusion politique» avec les socialistes, pencherait pour des «accords techniques». Option qui éviterait une déperdition des voix de gauche et permettrait aux élus du NPA de garder toute latitude, en refusant par exemple de voter un budget. Aux municipales de 2008, le NPA aurait déjà proposé ce type d’accord au PS qui l’aurait refusé, à une exception près.

Dernière incertitude: le PCF, présent dans les exécutifs régionaux avec le PS - qui dirige 20 régions sur 22 - entend-il couper les ponts avec les socialistes? Début 2009, le NPA avait préféré faire bande à part, justement persuadé que les communistes, soucieux de «sauver leurs élus», retourneraient dans le giron socialiste aux régionales.

Quel est le calendrier ?

Pour faire le point, le parti d’extrême gauche et le PCF ont prévu de se rencontrer lundi. Devraient suivre une série de consultations entre les éventuelles composantes partantes pour ces «listes indépendantes». Les discussions vont aussi se prolonger lors des universités d’été des diverses formations et à la Fête de l’Humanité. Le PCF, lui, ne devrait pas trancher la question de sa stratégie avant octobre. Et un groupe de travail chargé de «la réflexion programmatique» doit être mis sur pied. Mélenchon - qui doit entrer au Parlement européen le 14 juillet -, prudent: «C’est un processus qui commence. On ne peut pas dire qu’on est sûrs d’aboutir.»

Laure Equy

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