01/09/2026
Communiqué de presse
Désastre au Népal : la crise climatique tue
Le 26 août, une coulée de boue, de glace et de roches d’une violence et d’une ampleur inouïes a déferlé sur des vallées à la frontière du Népal et du Tibet. Elle a fait des centaines de mortEs et de disparuEs, même si le bilan reste difficile à établir. Elle a tout dévasté sur son passage, habitations et infrastructures, et de nouvelles coulées peuvent encore se produire.
Grâce aux images satellites, on en sait désormais davantage sur les causes de ce désastre : il résulte de l’effondrement d’une partie du glacier du Langtang Lirung, un sommet de l’Himalaya. La longueur de la brèche provoquée par le détachement des blocs de glace est estimée entre 1,5 et 2 km. La violence de cet effondrement a provoqué un séisme de magnitude 5,2 et des glissements de terrain : un véritable « tsunami des montagnes ».
L’accélération du bouleversement climatique est sans conteste à la source de cette catastrophe. Selon des glaciologues, « au cours des dernières semaines, il y a eu beaucoup d’écarts de températures anormaux dans la région. Ces fluctuations font alterner les fontes et les chutes de neige, ce qui fragilise les glaciers et les moraines. »
Plus globalement, les glaciers de l’Himalaya et de l’Hindou Kouch ont perdu environ 12 % de leur superficie entre 1990 et 2020, avec un rythme de fonte deux fois plus rapide depuis 2000, ce qui augmente le risque de ruptures brutales de lacs glaciaires ou d’effondrement de glaciers.
Ce drame n’est pas une catastrophe naturelle. Il vient s’ajouter à la trop longue liste des phénomènes extrêmes dus au changement climatique. Il devrait sonner comme une sommation à laisser le gaz, le pétrole et le charbon dans le sol, et à mettre un coup d’arrêt à la déforestation.
Au-delà du choc, de la tristesse et de l’angoisse immenses face aux images du désastre, mais aussi de l’empathie et de la solidarité avec les victimes et de la colère contre les criminels climatiques, ce drame doit être pour nous un appel impérieux à agir sans délai, et surtout à construire la mobilisation qui se prépare pour le 26 septembre prochain, pour la justice climatique et sociale.
Montreuil, le 31 août 2026
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