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15/06/2020

Tracthebdo

Mardi 16 juin 14h rassemblement devant le Conseil Départemental . Déconfinons notre colère.

Déboulonnons Macron et son gouvernement

Comme prévu, l’intervention fortement médiatisée d’Emmanuel Macron dimanche soir a une fois de plus été un exercice d’enfumage médiatique sans autre orientation politique que celle à l’œuvre depuis le début du quinquennat. D’un côté le soutien massif aux entreprises pour qu’elles reproduisent à nouveau et le plus rapidement possible profits et dividendes. De l’autre rien ou des miettes pour celles et ceux dont le pouvoir a tant chanté les louanges pendant la lutte contre le Covid-19.

Tout ça pour ça ?

La mesure la plus largement commentée par les médias est le passage au « vert » de l’Île-de-France, avec comme principale conséquence l’ouverture des cafés et des restaurants. Une piètre consolation


 
Mardi 16 juin 14h rassemblement devant le Conseil Départemental . Déconfinons notre colère.

Déboulonnons Macron et son gouvernement

Comme prévu, l’intervention fortement médiatisée d’Emmanuel Macron dimanche soir a une fois de plus été un exercice d’enfumage médiatique sans autre orientation politique que celle à l’œuvre depuis le début du quinquennat. D’un côté le soutien massif aux entreprises pour qu’elles reproduisent à nouveau et le plus rapidement possible profits et dividendes. De l’autre rien ou des miettes pour celles et ceux dont le pouvoir a tant chanté les louanges pendant la lutte contre le Covid-19.

Tout ça pour ça ?

La mesure la plus largement commentée par les médias est le passage au « vert » de l’Île-de-France, avec comme principale conséquence l’ouverture des cafés et des restaurants. Une piètre consolation pour celles et ceux qui depuis des mois peinent à remplir leur frigo ou à faire face aux besoins les plus immédiats, comme notamment la santé.

Autre « annonce forte », le refus de déboulonner les statues des racistes et autres chantres du colonialisme qui se sont succédés de la royauté aux républiques, jusqu’à la cinquième du nom. Leur protection sera-t-elle assurée par une police à laquelle Macron assure « le soutien de la puissance publique et la reconnaissance de la Nation ». Une posture qui est une véritable provocation face à la montée dans le monde entier des protestations contre les violences racistes et policières. Tout cela en évitant de se prononcer sur la fin des interdictions de manifester, interdictions remises en cause même par le Conseil d’État…

Déconfiner les profits

En matière sociale, on a eu droit à un blabla qui masque mal l’absence de mesures pour la reconstruction de l’hôpital et de tous les dispositifs de la santé, au sortir pourtant d’une crise sanitaire qui a mis en évidence le résultat de dizaines d’années de politiques régressives.

Pour Macron, la remise en route de l’économie doit s’accélérer grâce aux 500 milliards mobilisés pour « sauver » les entreprises mais pas un emploi, comme le montre Renault qui bénéficie de deux milliards d’aide pour supprimer 4600 emplois directs, soit probablement près de 20 000 au total, avec la fermeture de quatre sites de production. Comme l’exige le Medef, pour sauver les entreprises il faut se préparer à travailler… sans retour possible à l’emploi des millions de chômeurs/euses.

La reprise de l’école permettra de libérer l’ensemble des salariéEs pour le retour au travail, mais certainement pas de préparer une rentrée scolaire dotée des moyens nécessaires pour faire face aux enjeux de l’éducation pour touTEs et prenant en compte d’éventuels risques sanitaires.

Plus que jamais, riposter !

La troisième phase du déconfinement n’est que la poursuite des politiques de régression sociale et de répression qui sont la marque de fabrique du quinquennat Macron. Au contraire, il y a urgence à désarmer la police et à obtenir justice pour les victimes des violences policières. Il faut interdire les licenciements, partager le temps de travail sans perte de salaire pour supprimer le chômage, annuler la dette et réquisitionner les banques, investir massivement dans les services publics (avec l’embauche d’un million de personnels, en particulier dans la santé et l’éducation), et augmenter les salaires de 300 euros comme l’exige la mobilisation actuelle des personnels de santé.

Pour cela, il faut continuer ces prochains jours à nous mobiliser, à reconstruire une riposte sociale : ce mardi 16 aux côtés des personnels de santé, puis samedi 20 en solidarité avec les sans-papiers.

Le lundi 15 juin 2020

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