06/07/2010
Woerth, c'est trop de chez trop
Communiqué NPA
Et un, et deux, et trois ministres : Woerth, démission!
Ce que l’on est bien obligé d'appeler «l'affaire Woerth-Bettencourt» est en passe de devenir une véritable affaire d'Etat impliquant l'ensemble du pouvoir et le parti à sa tête, l'UMP.
Cette affaire aux nombreux rebondissements fait suite à une longue série de scandales qui éclaboussent toute la droite jusqu'aux hautes sphères de l'exécutif : une odeur fétide de corruption et d'abus de biens sociaux se dégage du côté du pouvoir en place.
Les démissions toutes récentes d'Alain Joyandet et de Christian Blanc - respectivement secrétaire d'Etat à la Coopération et au Grand Paris - le premier mis en cause pour un permis de construire illégal, et le second pour 12 000 euros de cigares, sentent le fusible à plein nez. C'est ni plus ni moins qu’une diversion pour protéger Eric Woerth dont une démission aujourd'hui mettrait à mal le gouvernement en pleine réforme des retraites!
Une fois de plus, le NPA dénonce les liens entre les dirigeants politiques et le pouvoir économique. Le NPA exige la démission de Woerth.
Il n'est plus que temps d'infliger une défaite à ce gouvernement illégitime et de préparer activement la grève du 7 septembre pour le retrait de la contre réforme Sarkozy-Woerth sur les retraites.
Montreuil, le 5 juillet 2010
08:25 | Lien permanent | Commentaires (0)
Injustice à Villiers-le-Bel
Communiqué NPA
Villiers-le-Bel : le procès de la banlieue
Cinq accusés condamnés - dont trois pour « tentative de meurtre en bande organisée » - avec des peines allant de 3 à 15 ans de prison !
Ce verdict ne repose, pour l'essentiel, que sur quatre témoignages sous X, dont un seul au final se sera fait entendre. Trop bien entendre d'ailleurs… puisque le témoin s'avère être un indicateur de la police! Même la Cour Européenne des Droits de l'Homme indique que nul ne peut être condamné si sa culpabilité repose uniquement sur un témoignage sous X. Autant dire, comme le soulignent les avocats des inculpés, que le dossier d'accusation est vide.
Quant au réquisitoire porté par l'avocate générale - la même qui avait instruit le dossier de la mort de Moshin et Lakhamy en concluant à un accident - et qui porte aujourd'hui l'accusation sur d'autres jeunes de Villiers-le-Bel, il reste dans la droite ligne des politiques sécuritaires voulues par Sarkozy.
Ce procès auquel le gouvernement a voulu donner valeur d'exemple ne s'appuie donc sur aucun fait tangible. Il aura permis, une fois de plus, de passer sous silence les violences policières et les difficultés sociales dans les quartiers populaires de Villiers-le-Bel.
Le NPA se prononce pour la libération des cinq condamnés et réaffirme son soutien au collectif « Justice, Vérité et Respect » de Villiers-le-Bel, à l'auto-organisation et à la coordination de tous les collectifs contre les violences policières.
Montreuil, le 5 juillet 2010
08:22 | Lien permanent | Commentaires (0)


