22/10/2009
La population veut un vrai service public postal de qualité
Collectif départemental contre la privatisation de la poste, pour un débat public et un référendum sur le service public postal
NI PRIVATISATION, NI STATU QUO
Usagers, postiers, citoyens, élus des Hautes-Alpes
Tous ensemble le 31 octobre.
Le gouvernement, fragilisé par la dernière journée d'action unitaire des postiers du 22 septembre dernier et la votation citoyenne du 28 septembre au 3 octobre tente avec difficultés d'en minimiser l'importance.
Le gouvernement n'a eu de cesse de contester la validité de la consultation citoyenne durant tout son déroulement et jusqu'à l'annonce des résultats, mais a été contraint par la voix de X. Darcos d'annoncer que les plus de 2 millions de participants « c'est quelque chose » ( 8 114 votants dans les Hautes-Alpes) .
Cette initiative, inédite à l'échelle du pays, témoigne de l'attachement profond de la population et des postiers au service public de La Poste, lien social indispensable et irremplaçable. Le résultat du vote est sans appel, plus de 90% des électeurs ont dit non au changement de statut de La Poste et à l'ouverture de son capital et donc à sa privatisation.
Le 31 octobre : journée nationale de rassemblements devant les bureaux de Poste et lancement de la semaine de mobilisation contre la privatisation, pour le développement du service public postal et l'organisation d'un référendum. - lancement officiel de la campagne "J'écris au Président" : distribution partout en France des 5 millions de cartes postales à envoyer au Président pour demander l'organisation d'un référendum sur le service public postal.
Nous étions plus de 2,3 millions à nous prononcer sur la privatisation de La Poste lors de la votation citoyenne, soyons encore plus nombreux à écrire au Président pour lui demander un référendum sur le changement de statut de La Poste !
Le Président ne VEUT PAS NOUS ECOUTER, ELEVONS LA VOIX !
Amplifions la dynamique !
SAMEDI 31 OCTOBRE 2009 dès 9h00
POPULATION, ELUS, POSTIERS RASSEMBLONS NOUS DEVANT NOTRE BUREAU DE POSTE LOCAL !
Des actions spécifiques seront organisées au centre d'appel et au centre de tri de Gap
La Poste : c'est 20,8 milliards d'euros de chiffre d'affaires, 943 millions d'euros de bénéfices en 2008, de quoi attiser les convoitises des rapaces du privé !
Mais La Poste, c'est aussi et surtout :
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La distribution du courrier et des colis 6 jours sur 7 dans tous les foyers du territoire,
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La réception du journal de son choix tous les jours à un prix abordable et unique,
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Le droit au compte et aux services associés pour les plus faibles et les plus démunis,
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L'accessibilité à des bureaux de poste sur tout le territoire et un aménagement du territoire équilibré .
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Il faut savoir que La Poste prépare la livraison de l'entreprise clés en main au privé, en modifiant ses organisations : ainsi dans les Hautes-Alpes, sur 91 bureaux de poste en 2000, 42 ont été transformés soit en agences postales, soit en points contact. Ces 42 bureaux ne sont plus financés par La Poste avec ses recettes excédentaires, mais dans leur plus grande partie par les contribuables! !
La Poste privatisée, c'est la fin des missions de service public et la désertification des zones non rentables !
NB : Nous proposons qu'une photo soit prise de chaque rassemblement afin de témoigner de notre mobilisation. Elles seront collectées au niveau départemental (UD CGT 3 rue David Martin Gap) et envoyées au Président de la République
Association P.A.C.G, Association Citoyenne Défense Hôpital Gap, ATTAC, ALDEA, CFTC, CFDT, CGT, FAPT-CGT, FO-Communication, FSU, INDECOSA-CGT, Les Verts, M'PEP, NPA, PCF, PRG, PS, Solidaires 05, UTOPIA 05.
06:34 | Lien permanent | Commentaires (2)
19/10/2009
Ne pas perdre sa vie à la gagner!!!
Nos emplois, pas leurs profits
Après les succès de la grève des postiers et du référendum contre la privatisation de la Poste, après les manifestations des employés de France Télécom contre la dégradation des conditions de travail qui ont poussé vingt-cinq d'entre eux au suicide ces derniers mois, les cheminots sont appelés à faire grève et manifester le 20 du mois pour leurs emplois et leurs salaires. A la même date, les lycéens descendront dans la rue pendant que les employés de Pôle emploi se battront, encore le même jour, contre la dégradation de leurs conditions de travail. Tous les salariés de l'industrie sont appelés à leur tour à une journée de lutte le 22 octobre.
Les licenciements massifs, 1000 par jour, ont non seulement des conséquences dramatiques directes sur ceux qui sont jetés à la rue et leurs familles mais aussi, indirectes, sur la précarité de l'emploi de ceux qui en ont encore un, l'aggravation de leurs conditions de travail par l'augmentation de la productivité, la baisse des salaires dans le privé comme dans le public, le recul des conditions de vie de tous. C'est ainsi depuis des années et des années.
Des raisons encore plus nombreuses de se révolter tous ensemble
Mais avec la crise, une étape a été franchie. Ainsi les salaires sont au plus bas depuis trente ans, la santé au travail qui se dégrade jusqu'au suicide subit un recul historique, le délabrement et la remise en cause des services publics n'a jamais été aussi loin. Les attaques sur l'emploi utilisent et renforcent toutes les oppressions, divisions et discriminations entre chômeurs et salariés, actifs et retraités, hommes et femmes, français et étrangers...
C'est ce que démontrent les manifestations qui ont été également organisées les 16 et 17 octobre, pour le niveau de vie des retraités qui s'effondre et pour les droits des femmes qui restent bafoués et, dans certains cas, sont remis en cause.
Avec les licenciements et le chômage de masse, c'est toute la société qui est en train de reculer. Tout le monde comprend bien que nous ne trouverons pas de réponse à cette crise et à ces attaques globales entreprise par entreprise, secteur par secteur, catégorie par catégorie, pas plus qu'il n'y a de solution « industrielle » capitaliste à la crise du capitalisme. La seule solution est de contester le pouvoir des actionnaires sur l'économie, l'industrie et les banques, qui ruine toute la société.
Face à une crise globale, une réponse globale
C'est pourquoi le NPA engage une campagne « Nos emplois, pas leurs profits » pour interdire les licenciements en prenant sur les profits, pour garantir à chacun un minimum net de 1500 euros par mois, pour travailler toutes et tous moins et mieux, pour faire du droit de chacune et chacun à vivre correctement de son travail une question centrale, un choix de société. Cette campagne est indissociable de la construction et du développement des mobilisations en cours, de leur coordination pour aller vers un vaste mouvement d'ensemble qui sera seul à même de changer la donne au profit des classes populaires.
17:31 | Lien permanent | Commentaires (0)


